Tout commence par un PV reçu dans la boîte aux lettres : quelle est cette arnaque qui sévit en France ?
On connaissait déjà les faux e-mails et SMS invitant à régler un prétendu retard de paiement d’une fausse contravention. Selon Auto Plus, l’arnaque au PV s’invite désormais dans un courrier postal reçu à domicile.
L’escroquerie est d’autant plus dangereuse que les malfaiteurs utilisent des données précises (nom, prénom, adresse, immatriculation) pour crédibiliser leur message. Actuellement, aucune connexion n’a été établie avec la récente fuite de données ayant touché l’ANTS (Agence nationale des titres sécurisés) et 12,5 millions de Français. Des cas ont déjà été signalés dans le Pas-de-Calais et en Loire-Atlantique.
Pour repérer ces fraudes, certains signes sont révélateurs. Le lieu de l’infraction ou la faute reprochée n’ont souvent aucun sens, car la victime n’a rien fait. Les arnaqueurs tentent également de faire payer la fausse contravention via QR Code ou virement bancaire, méthodes de paiement non utilisées par l’administration.
Pour vérifier l’authenticité d’un avis, il est conseillé de se rendre sur le site de l’ANTAI (Agence nationale de traitement automatisé des infractions) et de consulter la rubrique « Consulter votre dossier d’infraction » en saisissant le numéro de l’avis reçu.
Une escroquerie très courante
Ce type d’arnaque n’est pas nouveau en France. Des escroqueries par hameçonnage, visant à soutirer des données bancaires en jouant sur la peur des amendes impayées, existent depuis plusieurs années.
Récemment, deux individus de 19 ans ont comparu devant le tribunal judiciaire de Paris pour des faits d’escroquerie par phishing. Malgré leur jeune âge, leur méthode a permis de faire 1 700 victimes. Leur mode opératoire consistait à envoyer des SMS alarmistes, informant les cibles d’une contravention soi-disant impayée, menaçant d’une majoration en l’absence de règlement rapide. Un lien court dans le message prétendait rediriger vers le site officiel de l’ANTAI, mais pointait en réalité vers une page frauduleuse.
Seul un examen attentif de l’URL permettait de déceler la fraude.
Pour plus d’informations sur cette escroquerie, consultez notre précédent article.
Source : Auto Plus

