Le gouvernement réduit de moitié son estimation de croissance pour 2026.

« Nous n'avons plus de gras » : le gouvernement divise par deux son estimation de croissance pour 2026

Le gouvernement réduit de moitié ses prévisions de croissance pour 2026

Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a annoncé ce vendredi 11 septembre une révision significative des prévisions de croissance pour la France, lors d’une conférence de presse sur le cadre macroéconomique. Alors que le gouvernement avait initialement tablé sur une croissance annuelle de 1 % pour 2026, cette estimation a été revue à la baisse, avec une prévision désormais fixée à 0,5 %.

Cette annonce fait suite aux données révisées de l’Insee, qui a ajusté sa propre prévision à 0,4 %, tandis que le consensus des économistes se situe autour de 0,6 %. Lescure a souligné que cette dégradation résulte d’une « combinaison de chocs » impactant l’économie française.

Selon la direction générale du Trésor, plusieurs facteurs expliquent cette baisse. D’une part, la fermeture du détroit d’Ormuz a contribué à une perte de 0,2 point de croissance, affectant la consommation des ménages et les dépenses des entreprises. D’autre part, la sécheresse et les vagues de chaleur ont engendré une perte de 0,1 point, en raison de la baisse des rendements agricoles. Enfin, une incertitude politique en début d’année et un hiver plus clément ont également influencé la situation économique, évalués respectivement à 0,2 point et à un impact positif sur la consommation énergétique.

Pour 2027, le gouvernement prévoit un rebond de la croissance à 1 %, conditionné par une stabilisation des incertitudes internationales et un retour à la circulation normale des navires dans le détroit d’Ormuz. En matière d’inflation, les prévisions s’établissent à 2,1 % pour 2026 et 1,8 % pour 2027, indiquant que l’évolution des prix reste sous contrôle.

Lescure a insisté sur la nécessité d’adopter un budget rapidement pour 2027, affirmant que le cadre budgétaire actuel est « contraint » et qu’« il n’y a plus de gras ». Cette situation appelle à des décisions budgétaires difficiles à venir.

Source : Public Sénat

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