Nouvelle provocation de Donald Trump : souhaitant une Irlande réunifiée lors de sa visite à Dublin
Dublin, 12 septembre 2026 – En visite à Dublin, Donald Trump a exprimé son souhait de voir l’Irlande réunifiée, rompant avec la tradition de neutralité américaine sur ce sujet, établi depuis l’accord du Vendredi saint. Cette déclaration a suscité des réactions vives de la part de Londres et des unionistes nord-irlandais.
Reçu par la présidente irlandaise Catherine Connolly et le Premier ministre Micheál Martin, Trump a déclaré : « J’adorerais voir cette réunification se réaliser », qualifiant cette perspective de « chose fantastique ». Il a toutefois reconnu que « le Royaume-Uni aura son mot à dire », une position qui contraste avec celle des précédents présidents américains, y compris Joe Biden, qui a toujours maintenu une ligne de neutralité.
Cette déclaration intervient alors que le Premier ministre britannique Andy Burnham a récemment écarté la possibilité d’un référendum sur la sortie de l’Irlande du Nord du Royaume-Uni, considérant le sujet comme « hors de la table ». Downing Street a réaffirmé son attachement à l’accord de 1998, qui a mis fin à des décennies de violence ayant causé environ 3 000 morts, et conserve le pouvoir de convoquer un référendum de réunification.
Le chef du Democratic Unionist Party (DUP), Gavin Robinson, a répondu sur les réseaux sociaux que « l’avenir constitutionnel de l’Irlande du Nord sera décidé par le peuple d’Irlande du Nord », tandis que la vice-première ministre Michelle O’Neill (Sinn Féin) a évoqué un référendum potentiel avant 2030, une hypothèse rejetée par Robinson.
La déclaration de Trump a eu lieu lors d’un point presse où il devait également aborder les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. Sa visite, qui n’a pas le statut d’une visite d’État, a mobilisé environ 4 000 policiers et agents de sécurité. Trump doit remettre le trophée de l’Irish Open à Doonbeg, un parcours de golf qui fait partie de la Trump Organization depuis 2014.
L’Irlande, un des pays les plus pro-palestiniens de l’UE, avait récemment adopté une loi restreignant le commerce avec les colonies israéliennes, ce qui a suscité des critiques américaines. Des manifestations anti-guerre et anti-Trump étaient prévues à Dublin et près de Doonbeg. Connolly avait déjà manifesté en 2019 contre une précédente visite de Trump, tandis que Martin a souligné l’importance économique des relations irlando-américaines.
Source : Reuters.

