Quand le désir de bien dormir entraîne des insomnies chez les adultes en France

Quand vouloir trop bien dormir provoque des insomnies

Quand vouloir trop bien dormir provoque des insomnies

Le phénomène du « sleepmaxxing » prend de l’ampleur, consistant à chercher à optimiser la qualité de son sommeil à tout prix. Cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus large visant à maximiser divers aspects de la vie personnelle, souvent relayé par des conseils variés sur les réseaux sociaux, dont la fiabilité peut être douteuse.

Un manque de fondement scientifique

Des pratiques extrêmes émergent, comme le « looksmaxxing », où certains vont jusqu’à se soumettre à des interventions chirurgicales risquées pour améliorer leur apparence. De même, le « phéromonemaxxing » suggère d’arrêter de se laver pour augmenter son attrait. Dans le cadre du sleepmaxxing, bien que certains conseils, comme la prise de mélatonine, puissent avoir un effet positif, leur efficacité n’est pas garantie et la qualité des produits disponibles peut varier.

D’autres recommandations, en revanche, manquent totalement de fondement scientifique et peuvent même être dangereuses, comme le fait de se scotcher la bouche pour favoriser la respiration nasale, ce qui présente un risque d’étouffement.

Un trouble anxieux : l’orthosomnie

Il est crucial d’aborder ces pratiques avec prudence et de consulter un professionnel de santé avant de s’engager dans des méthodes d’optimisation du sommeil. L’obsession de vouloir améliorer son sommeil peut entraîner des effets pervers, dont l’orthosomnie, un trouble anxieux qui peut paradoxalement provoquer des insomnies. Cette situation rappelle d’autres comportements extrêmes, tels que l’orthorexie, qui découle d’une obsession pour une alimentation saine.

Des solutions simples, comme des exercices de respiration, peuvent favoriser un meilleur sommeil. Il est essentiel de se rappeler que, dans ce domaine comme dans d’autres, l’excès peut nuire.

Source : Radio France

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *