Des millions de Français utilisant le gaz vont devoir composer avec une nouvelle hausse de leur budget énergie. À partir du 1er septembre 2026, le prix repère du gaz augmente de 5,6 %, une évolution qui pourrait se traduire par plusieurs euros supplémentaires chaque mois pour certains ménages.
Cette hausse concerne principalement les clients ayant choisi une offre indexée sur ce tarif de référence. Pour une famille utilisant le gaz pour le chauffage et l’eau chaude, l’impact annuel peut atteindre près d’une centaine d’euros selon la consommation.
Le prix du gaz augmente de 5,6 % pour six millions de foyers
Depuis le mardi 1er septembre 2026, le prix repère du gaz connaît une nouvelle augmentation. Ce tarif de référence, utilisé comme indicateur par de nombreux consommateurs et fournisseurs, progresse en moyenne de 5,6 %. Pour les foyers concernés, cette évolution se ressent directement sur les factures. Stéphanie Meyer-Thomas, une habitante de Strasbourg qui utilise le gaz pour cuisiner et chauffer son logement, estime que sa facture augmentera d’environ 7 euros par mois pour une consommation comparable.
Au total, environ six millions de ménages français sont concernés par cette hausse. En l’espace d’un an, le prix du gaz est passé de 138 euros à 172 euros par mégawattheure, selon les données citées dans le reportage de TF1. Pour une famille avec deux enfants chauffée au gaz, le surcoût annuel pourrait atteindre environ 95 euros. Toutefois, l’augmentation ne s’applique pas automatiquement à tous les consommateurs : les fournisseurs restent libres de suivre ou non l’évolution du prix repère.
Le contexte international pèse sur les prix du gaz
Cette nouvelle hausse intervient dans un contexte marqué par les tensions internationales. Selon Myriam Maestroni, experte en énergie et fondatrice du fonds de dotation E5T, la situation autour du détroit d’Ormuz influence les marchés du gaz naturel liquéfié (GNL).
« Cette hausse est justifiée aujourd’hui par la situation géopolitique avec le détroit d’Ormuz qui est bloqué », explique-t-elle. Cette zone maritime joue un rôle important dans le transport énergétique mondial, notamment pour le GNL, dont elle représente environ 20 % du commerce international.
Les réserves européennes de gaz constituent également un facteur de pression sur les marchés. Les stocks du continent sont actuellement à un niveau inférieur aux objectifs habituels avant la période hivernale, ce qui alimente les inquiétudes concernant l’évolution des prix.
Les ménages doivent surveiller leur contrat de gaz
La hausse du prix repère ne signifie pas que toutes les factures augmenteront automatiquement dans les mêmes proportions. Les consommateurs disposant d’un contrat fixe peuvent ne pas être immédiatement concernés par cette évolution.
En revanche, les clients ayant souscrit une offre indexée sur le prix repère peuvent voir leur facture évoluer dès l’application des nouveaux tarifs. Les fournisseurs peuvent également proposer des conditions différentes selon les contrats.
Avec l’arrivée des mois froids et une consommation de gaz traditionnellement plus élevée en hiver, l’évolution des prix restera un élément surveillé par les ménages utilisant cette énergie pour leur logement.
Source : TF1
