Mobilisations anti-Stérin : une « diagonale de la résistance » s’élargit face à l’extrême droite
Ce 4 décembre, plusieurs organisations appellent à un rassemblement à Paris, où doit se tenir une Nuit du bien commun, liée au milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin. Cette mobilisation s’inscrit dans la continuité d’autres actions menées ces derniers mois.
Au Cirque électrique, à Paris, un groupe prépare des slogans pour perturber la neuvième édition de cette soirée de levée de fonds, cofondée par Pierre-Édouard Stérin, qui se déroulera aux Folies Bergères. Parmi les organisateurs, on trouve la Section carrément anti-Stérin (Scas), un collectif inspiré de la Section carrément anti-Le Pen (Scalp), créée il y a 40 ans. Le Scas et d’autres groupes ont intensifié leurs actions pour bloquer des projets soutenus par l’écosystème Stérin, en réponse à des initiatives perçues comme favorisant l’extrême droite.
Le plan Périclès, élaboré par Stérin, vise à favoriser une victoire électorale de l’extrême droite. Bien qu’il ait pris du recul par rapport à l’organisation des Nuits du bien commun, la société Obole, productrice de l’événement, bénéficie toujours de financements de sa part.
L’appel à « ruiner La Nuit du bien commun » du 4 décembre est soutenu par une quarantaine d’organisations et syndicats, tels que les Soulèvements de la terre et la CGT Spectacles. Ce mouvement fait suite à d’autres mobilisations qui ont eu lieu dans plusieurs villes, comme Tours, Lyon, et Toulouse.
Le coup d’envoi de ces rassemblements a été donné le 6 mai dernier à Tours, avec pour but de mettre en lumière les réseaux d’influence réactionnaires associés aux Nuits du bien commun. Ces mobilisations se sont rapidement étendues à d’autres villes, où des actions similaires ont eu lieu, comme à Aix-en-Provence, où un piquet de grève a été organisé devant une salle de concert qui devait accueillir un événement lié à Stérin.
À Moulins, dans l’Allier, un collectif a demandé le retrait de subventions publiques pour un spectacle soutenu par Stérin, mettant en avant les implications politiques de l’événement. Bien que cette mobilisation n’ait pas réussi à annuler le spectacle, elle a permis de sensibiliser le public sur les enjeux politiques sous-jacents.
Des actions similaires se déroulent également dans des zones rurales, comme le Morvan, où un collectif s’oppose à l’ouverture d’un collège privé hors contrat, financé par Stérin. Dans ce contexte, une « diagonale de la résistance » se dessine, reliant divers collectifs à travers la France pour lutter contre les projets réactionnaires.
La mobilisation se poursuit face à l’émergence de projets éducatifs jugés réactionnaires, comme des écoles hors contrat, qui bénéficient de soutiens politiques et financiers. Ces initiatives soulèvent des inquiétudes quant à l’influence croissante de l’extrême droite sur l’éducation en France.
Source : Basta!
