Prix du carburant en hausse : les professionnels du transport envisagent des alternatives.

Prix du carburant au plus haut : les professionnels ne voient pas le bout du tunnel,

Prix du carburant au plus haut : les professionnels ne voient pas le bout du tunnel

Dans certaines stations d’essence, le prix du gazole dépasse parfois les 2,30 euros le litre. Les tarifs continuent de grimper et le gouvernement n’a annoncé aucune aide ou aucun plafonnement. Pour les chauffeurs de VTC et les formateurs de conduite de Meurthe-et-Moselle, l’avenir semble compliqué.

Les prix à la pompe ont atteint un sommet : 2,30 euros le litre de gazole, plus de deux euros le litre d’essence. Malgré une dixième réunion à Bercy avec les distributeurs de carburant, mercredi 9 septembre, le gouvernement ne prévoit aucun plafonnement des tarifs.

Les professions impactées par les prix du carburant sont nombreuses. Pour les chauffeurs de VTC, l’avenir semble incertain. Clément Brovelli, gérant d’Unicab à Nancy, qui détient six véhicules thermiques, déclare que le coût du carburant est exorbitant. « Ça fait vite un billet de 4 000 euros par mois de carburant, en plus que d’habitude. » Le carburant est l’essence même de son travail. « On n’a pas le choix, sans ça, on ne vend pas de prestation. Mais plus on vend de prestations, plus on va à la pompe. » Chacune de ses voitures parcourt en moyenne 300 kilomètres chaque jour. Ses chauffeurs tentent d’adapter leur conduite en roulant à 110 km/h sur l’autoroute plutôt qu’à 130.

Joseph Cordone, gérant d’un centre de formation en conduite à Ville-en-Vermois, souhaite s’adapter. Ses élèves se forment aux poids lourds, motos, et engins de chantier, mais chaque véhicule nécessite du carburant. « L’alternative ce serait des véhicules électriques, mais aucune voiture électrique n’a une autonomie de sept heures d’enseignement, » explique-t-il. Ainsi, il continue d’utiliser des véhicules thermiques, mais il fait preuve de prudence à chaque passage à la pompe. « Un camion a un réservoir de 600 litres. On ne le remplit jamais en entier car sinon on se fait voler. »

Clément Brovelli a également envisagé de passer aux véhicules électriques. Bien qu’il dispose déjà de sept véhicules électriques dans son parc automobile, ceux-ci se limitent aux trajets courts. « On a peur que les prix continuent à monter. Si c’est le cas, je n’y arriverai plus, on vendra tout et on achètera des chevaux et des calèches, » témoigne-t-il, soulignant l’impossibilité de répercuter la totalité des hausses sur les clients.

Source : France Télévisions

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