FAIT PRINCIPAL
Un groupe de cybercriminels sud-américains a infiltré plus de 500 études notariales en France entre décembre 2022 et 2025, détournant entre 35 et 40 millions d’euros via des faux relevés d’identité bancaire (RIB) et des fraudes au président.
CONTEXTE FACTUEL
Cette campagne de cyberattaques, révélée par Le Monde sur la base de documents internes de l’ANSSI et du Conseil supérieur du notariat (CSN), a gravement perturbé les activités notariales en France. Les notaires, qui gèrent d’importantes sommes d’argent lors de transactions immobilières et successorales, sont particulièrement vulnérables aux attaques informatiques.
DONNÉES OU STATISTIQUES
Selon l’ANSSI, ces attaques ont touché environ 7 % des offices notariaux français. Malgré les alertes et une campagne de sensibilisation du CSN, de nombreux notaires ont continué à être victime des escroqueries. Les cybercriminels, qualifiés de « très persistants », ont adapté leurs méthodes face aux mes de sécurité renforcées.
CONSÉQUENCE DIRECTE
Les autorités craignent que les pirates puissent un jour générer de faux actes authentiques en exploitant les accès compromis. Le ministère de la Justice a classé ce dossier comme « particulièrement sensible et prioritaire ».
SOURCE
Le Monde

