Amputation d’un enfant : une mère questionne le CHU de Toulouse sur le suivi médical.

Après l’amputation de son fils, une mère interpelle le CHU de Toulouse :

Après l’amputation de son fils, une mère interpelle le CHU de Toulouse : « Pourquoi l’avoir sauvé pour ensuite le laisser seul ? »

Un an après une chute du quatrième étage qui a gravement blessé son fils, atteint de schizophrénie, une mère de famille alerte sur sa prise en charge au CHU de Toulouse. Amputé sous le genou le 26 août, l’homme de 41 ans doit prochainement quitter Purpan sans avoir, selon sa mère, obtenu de place dans un centre de rééducation. Elle redoute notamment les conséquences psychologiques de ce retour à domicile.

« Pourquoi avoir sauvé mon enfant pour ensuite le laisser seul sans soins ? » Au téléphone, la colère se mêle à l’inquiétude. Depuis plusieurs jours, Nathalie* se bat pour que la sortie de son fils de l’hôpital Purpan soit réexaminée.

Âgé de 41 ans et atteint de schizophrénie depuis l’adolescence, son fils a été amputé sous le genou le 26 août. Cette épreuve survient après celle vécue un an plus tôt. Le 8 août 2025, dans un contexte lié à sa maladie psychiatrique, il avait sauté du quatrième étage d’un immeuble. Grièvement blessé, notamment aux membres inférieurs, il avait alors été hospitalisé pendant plusieurs semaines à Purpan.

À sa sortie, la famille espérait une admission en centre de rééducation. Cependant, Nathalie affirme que les portes se sont fermées en raison de son profil psychiatrique et d’un risque de dangerosité évoqué. « Personne ne voulait de lui », déplore-t-elle. Son fils a donc été accueilli chez elle, suivi quotidiennement par des infirmières libérales.

Au fil des mois, l’état de son pied droit s’est dégradé, entraînant des douleurs croissantes. Un an après l’accident, l’amputation a été décidée. Avant l’intervention, la famille avait reçu des assurances concernant une prise en charge en rééducation, incluant un accompagnement pour l’appareillage et un suivi psychologique.

Malheureusement, quelques jours après l’opération, Nathalie a appris qu’aucun établissement n’était prêt à accueillir son fils. Elle s’interroge maintenant sur l’impact qu’une prise en charge en rééducation dès 2025 aurait pu avoir sur l’évolution de la santé de son fils. À ce stade, aucun élément médical ne permet d’établir un lien entre l’absence de rééducation et l’amputation.

L’inquiétude de Nathalie se concentre désormais sur l’état psychologique de son fils. « J’ai peur pour mon fils », confie-t-elle, redoutant un retour d’idées suicidaires chez un homme dont la chute de 2025 s’était déjà produite dans un contexte de grande fragilité psychiatrique.

La famille se dit prête à accueillir son fils, mais estime qu’un retour à domicile ne peut remplacer une prise en charge spécialisée. Nathalie a saisi la direction des usagers du CHU pour demander une réévaluation de la sortie et la recherche d’une solution adaptée.

Le CHU de Toulouse n’a pas répondu aux demandes d’information dans les délais impartis.

*Le prénom a été modifié.

Source : La Dépêche

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