Un Week-end en Immersion chez les Scouts
LONG FORMAT (1/3). Cet été, nous avons passé un week-end en immersion chez les scouts, dans un camp des « Éclaireuses et Éclaireurs de la Nature » en Corrèze. Deux jours où l’on apprend, dès l’âge de six ans, à vivre en communauté dans le respect des autres et de son environnement.
Aux confins de la Corrèze, sur la commune de Saint-Eloy-les-Tuileries, les chefs d’unité effectuent les dernières vérifications. Un groupe de jeunes arrive dans quelques heures pour vivre un camp scout le temps d’un week-end. « C’est beaucoup de préparation en amont », confie Marion Durand, cheffe d’unité des 11-14 ans, que l’on appelle ici les « Vaillants ».
Une fois sur place, l’organisation et la sécurité sont tout aussi importantes. « Il faut s’asr que tous les jeunes sont présents, qu’il n’y a pas eu de soucis sur la route pendant le transport. Tout le week-end, on compte régulièrement les jeunes pour s’asr que tout va bien », continue Marion Durand.
Reconnue d’intérêt général, l’association des Éclaireuses et Éclaireurs de la Nature est affiliée à la Fédération du Scoutisme français. Créée en 2007, cette association laïque met l’accent sur le respect de l’environnement et la vie en collectivité.
Une fois sur le camp, les enfants mettent la main à la pâte. Chaque groupe récupère à son arrivée ce dont il a besoin pour le week-end, notamment des tentes, du matériel de cuisine et des seaux pour trier les déchets. Les plus jeunes, âgés de six à huit ans, sont appelés les « Colibris ».
L’aventure débute par le traditionnel cercle d’ouverture : tour à tour, les enfants sont invités à dire comment ils se sentent. Certains anciens enfants scouts, comme Nuala Massaux, sont aujourd’hui encadrants. « On apprend à vivre en extérieur. Moi, quand j’étais petite, je n’étais pas forcément une enfant qui vivait dehors. Puis en venant ici, j’ai découvert tout ça, j’ai rencontré plein d’amis avec qui je parle encore », raconte-t-elle.
Les jeunes découvrent les valeurs des Eclaireurs et participent à des jeux de cohésion. « Les jeunes se plaisent énormément à faire du scoutisme. Il y a plein d’endroits où les jeunes se plaisent, mais là où on en est fiers, c’est quand ils arrivent à 17 ans, qu’ils passent le BAFA et qu’ils deviennent eux-mêmes encadrants. On se dit que l’on a réussi », se réjouit Eric Battaglia, le responsable du groupe local.
Le camp scout est une véritable école de vie, où les enfants apprennent à gérer le quotidien, la nourriture, l’organisation et le rangement. « Être en pleine nature et sans technologie, ça donne une façon plus pleine de vivre les relations, de s’amuser avec des choses simples et d’apprécier la nature », souligne une maman de scout.
La main droite levée avec les trois doigts du milieu tendus, tandis que le pouce vient recouvrir l’auriculaire, le chef d’unité Lucas Battaglia rappelle les trois principes de base que l’on retrouve dans le signe scout : faire attention à soi, faire attention aux autres et faire attention à la nature.
Source : France 3 Régions

