Appels à manifester le 26 septembre pour la paix et le climat dans plusieurs villes du monde.

Appels aux marches du 26 septembre pour la paix et le climat

Le monde du travail ne doit plus subir le coût de l’inaction climatique

L’été 2023 a mis en lumière l’urgence du dérèglement climatique, soulignant l’inaction persistante des gouvernements et du patronat face à cette crise. Les travailleurs et travailleuses, en particulier ceux des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), des hôpitaux, de l’éducation nationale et des collectivités territoriales, subissent les conséquences des fortes chaleurs tant dans leur milieu professionnel que dans leur logement.

Des pertes humaines significatives sont à déplorer, et le bilan des canicules et mégafeux reste à établir. Le secteur agricole, déjà en difficulté, fait face à une menace accrue de disparition d’exploitations en raison des incendies et des sécheresses.

Les impacts de cet été, tels que la baisse des rendements agricoles et l’inflation, sont susceptibles de perdurer. De plus, des effets à long terme sur la santé des personnes, dus à la répétition des canicules et à l’exposition aux fumées, sont à craindre, aggravés par l’émergence de l’éco-anxiété.

À l’approche de la fin de l’été, les organisations syndicales et des groupes citoyens préparent des marches à travers le pays le 26 septembre, pour revendiquer des actions concrètes face à cette crise environnementale. Les syndicats de sapeurs-pompiers appellent également à des mobilisations à cette date.

Les revendications portent sur des mes de protection des salariés, notamment un suivi médical renforcé pour les travailleurs exposés, la création de dispositifs d’arrêt d’activité en cas de conditions de travail dangereuses, et la réintroduction des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Des propositions incluent également l’élargissement du chômage intempéries aux périodes de chaleur extrême et l’aménagement des horaires de travail.

Par ailleurs, les demandes d’adaptation incluent le recrutement accru dans les services publics chargés de la prévention des canicules, ainsi qu’un plan de rénovation des infrastructures publiques. Les syndicats insistent sur la nécessité d’un financement équitable pour ces mes, en s’appuyant sur une taxation des superprofits et sur des investissements dans les énergies renouvelables.

Face à cette situation, un appel à l’action collective se fait entendre pour que le monde du travail ne supporte plus les conséquences de l’inaction climatique.

Source : Organisations syndicales

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