Le sang menstruel comme outil de diagnostic de l’endométriose chez les femmes.

Pourquoi le sang menstruel peut aider à diagnostiquer l'endométriose

Le sang menstruel comme outil de diagnostic pour l’endométriose

Environ 1,5 million de Françaises souffrent d’endométriose, une maladie qui touche une femme sur dix en âge de procréer. Le délai moyen pour obtenir un diagnostic en France est de sept ans, un parcours semé d’embûches pour les patientes, souvent confrontées à des symptômes peu spécifiques et à un manque d’informations de la part des professionnels de santé.

Récemment, une équipe de recherche de l’Inserm, de l’Institut Pasteur, de l’Université Lyon 1 et du Centre Léon-Bérard a exploré une nouvelle méthode de détection de l’endométriose. L’étude se concentre sur l’analyse du sang menstruel comme source potentielle de biomarqueurs, susceptible d’améliorer le diagnostic.

Identifier des biomarqueurs

Les chercheurs ont identifié un ensemble de biomarqueurs associés à des variations dans l’expression de certains gènes. Les cellules épithéliales présentes dans le sang menstruel des personnes atteintes d’endométriose montrent des différences significatives par rapport à celles des personnes non affectées, selon les conclusions publiées dans BMC Medicine.

Des différences dans l’expression des gènes

Le sang menstruel est particulièrement intéressant pour la recherche car il contient des cellules sanguines et des cellules utérines. Dans cette étude, des échantillons ont été prélevés auprès de dix utilisatrices de coupes menstruelles âgées de 18 à 45 ans. Les résultats ont révélé des différences dans l’expression des gènes entre les échantillons des participantes atteintes d’endométriose et les témoins, avec cinq biomarqueurs spécifiques identifiés.

Camille Berthelot, chercheuse à l’Inserm, souligne que bien que le sang menstruel soit hétérogène, l’identification de ces biomarqueurs robustes invite à des études plus larges pour confirmer ces résultats. Une demande de brevet a été déposée par l’Institut Pasteur en collaboration avec l’Inserm, le CNRS et l’Université Paris Cité.

Cette avancée pourrait transformer le parcours diagnostique des femmes souffrant d’endométriose et offrir une meilleure prise en charge.

Source : BMC Medicine

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