Samuel Eto’o paye-t-il déjà son soutien à Gianni Infantino ?
Depuis qu’il a exprimé son soutien à Gianni Infantino pour la prochaine élection à la présidence de la FIFA, Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), se dit victime d’attaques répétées. La dernière en date concerne des soupçons autour d’un virement de 500 000 dollars en provenance de Russie, destiné à la fédération, mais qui aurait été transféré sur son compte personnel.
Cette affaire n’est pas nouvelle. RFI avait déjà rapporté l’existence de ces accusations l’année dernière. Récemment, le journal L’Équipe a relancé le sujet, évoquant ce virement de plus de 500 000 euros qui aurait été effectué après un match amical à Moscou en 2023. Des anciens dirigeants de la Fecafoot affirment ne pas savoir où se trouvent ces fonds, faute de justificatifs attestant d’un transfert sur un compte officiel. Ils ont saisi la commission d’éthique de la FIFA, dénonçant un silence de Zurich qu’ils interprètent comme une protection politique de la part de l’instance sportive.
Eto’o a réagi vigoureusement sur sa page Facebook, dénonçant une campagne orchestrée contre lui et son soutien à Infantino. Il a déclaré : « Il a suffi que je prenne la parole pour défendre nos intérêts, les intérêts de l’Afrique, pour qu’ils soient tous de sortie. »
Le président de la Fecafoot a également affirmé son intention de voter pour Infantino, soulignant tout ce qu’il a apporté au football africain. Il appelle ses collègues présidents à faire de même, afin que les 54 membres de la Confédération africaine de football soutiennent le candidat.
Dans un contexte où l’UEFA envisage de déposer une plainte contre Infantino pour gestion déloyale, Eto’o se positionne comme un fervent défenseur du président de la FIFA. Constant Omari, ancien président de la Fédération congolaise, avance que des dossiers compromettants pourraient exister sur certaines fédérations africaines, insinuant une forme de dépendance politique. Eto’o a balayé cette idée, appelant à la transparence et à la responsabilité de chacun.
Cette situation met Samuel Eto’o dans une position délicate, alors qu’il doit également gérer les tensions persistantes avec le ministère des Sports camerounais.
Source : RFI

