La guerre contre le terrorisme : un défi sans fin
Le 20 septembre 2001, le président américain George W. Bush a désigné l’ennemi dans la lutte contre le terrorisme, évoquant d’abord un réseau et des États, puis un procédé. Cette déclaration a marqué le début d’une « guerre contre le terrorisme », qui est devenue le mantra des 25 années suivantes.
Deux ans après cette annonce, Donald Rumsfeld, alors secrétaire à la Défense, a exprimé son inquiétude, déclarant qu’il ne disposait d’aucun moyen d’évaluer si les États-Unis gagnaient ou perdaient cette guerre. Cette incertitude a mis en lumière un problème fondamental : le flou entourant la définition même de l’ennemi.
La France a également adopté cette terminologie dans ses opérations au Sahel, notamment lors de l’opération Serval et jusqu’à la fin de l’opération Barkhane, avec un succès jugé mitigé. Les défis rencontrés par la France illustrent les difficultés de cette approche.
Contexte factuel
La notion de guerre contre le terrorisme a été officialisée après les attentats du 11 septembre 2001. George W. Bush a d’abord identifié un « réseau radical de terroristes », mais a rapidement élargi cette définition pour inclure la « terreurs » comme un adversaire abstrait. Cette transition a rendu la lutte contre le terrorisme plus complexe, car elle ne se concentre plus sur des entités identifiables, mais sur un concept difficile à cerner.
Données ou statistiques
D’après le projet Costs of War de l’Université Brown, depuis 2001, environ 8 000 milliards de dollars ont été engagés ou provisionnés pour les opérations militaires, dont 2 200 milliards pour les soins des vétérans jusqu’en 2050. Le nombre de morts directes dans les conflits d’Irak, d’Afghanistan, de Syrie, du Yémen et du Pakistan dépasse 940 000, incluant plus de 430 000 civils.
Conséquence directe
La guerre contre le terrorisme, en tant que concept, ne peut pas aboutir à une victoire définitive, car elle s’attaque à un procédé plutôt qu’à un adversaire clairement défini. Les conflits persistent, illustrant l’inefficacité d’une approche qui ne parvient pas à cerner des objectifs clairs et mesurables.
Source principale : Revue Conflits.

