L’Insee annonce une croissance de 0,4 % pour l’économie française en 2026.

L’économie française “décroche”, alerte l’Insee, qui prévoit 0,4 % de croissance en 2026

L’économie française « décroche » : l’Insee abaisse ses prévisions de croissance à 0,4 % pour 2026

L’économie française se trouve dans une situation préoccupante, avec l’Insee indiquant un « décrochage » par rapport à ses voisins européens. La demande intérieure atone, les vagues de chaleur impactant l’activité, ainsi que des difficultés budgétaires, ont conduit l’Institut national de la statistique à revoir sa prévision de croissance pour 2026, désormais fixée à 0,4 %. Cette révision marque une baisse significative par rapport à la précédente estimation de 0,7 %.

L’Insee, dans sa note de conjoncture trimestrielle publiée le 10 septembre, souligne que les mauvais chiffres du premier semestre, avec un recul de 0,2 % du PIB au premier trimestre et une stagnation au deuxième, sont alarmants. Dorian Roucher, responsable du département de la conjoncture de l’Insee, a reconnu lors d’une conférence de presse que « l’économie française a décroché » et que cela a été une « surprise » non anticipée.

Au cours de cette même période, d’autres économies européennes ont enregistré des performances meilleures, avec des hausses notables du PIB en Allemagne (+0,4 % au premier trimestre), en Italie (+0,3 %), en Espagne (+0,6 %) et au Royaume-Uni (+0,6 %). En revanche, la France a vu tous ses « moteurs de la demande intérieure » se gripper, notamment avec une consommation privée atone et un investissement public en déclin, en lien avec le cycle électoral municipal.

L’Insee identifie plusieurs facteurs expliquant ce décrochage, comme le retournement de l’activité dans les travaux publics et l’impact des vagues de chaleur, particulièrement sur l’agriculture. De plus, le marché du travail est décrit comme « plus dégradé qu’ailleurs en Europe », avec une hausse du chômage et des salaires stagnants.

Malgré ces difficultés, l’Insee prévoit une « timide croissance » d’ici la fin de l’année, avec une estimation de 0,1 % pour le troisième trimestre et 0,2 % pour le quatrième. Cependant, l’inflation est attendue à 2,9 % d’ici la fin de l’année, ce qui devrait entraîner une baisse du pouvoir d’achat de 0,4 % sur l’année.

Dans ce contexte jugé « morose », l’Insee note que certaines incertitudes persistent, notamment concernant les effets de la canicule sur l’activité du troisième trimestre et l’évolution de la situation au Moyen-Orient. Le gouvernement français devrait également fournir une mise à jour de ses prévisions économiques prochainement.

Source : Insee.

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