Le budget de la Métropole de Marseille : « Un bordel sans nom », dit Romain Simmarano
Le budget de la Métropole Aix-Marseille-Provence continue de diviser les élus. Jeudi, le président Nicolas Isnard n’a pas réussi à faire adopter sa proposition de modification du budget, fixé cet été par le préfet, avec un résultat serré de 78 élus pour et 79 contre.
À l’origine de cette crise, un déséquilibre budgétaire de 144 millions d’euros. Bien qu’une partie des économies ait été trouvée, environ 50 millions d’euros demeurent au cœur des tensions entre les communes. Romain Simmarano, conseiller municipal et métropolitain de Marseille, a exprimé son mécontentement, déclarant que « tout le monde a perdu » et qualifiant la situation d’ »un bordel sans nom ». Il souligne l’incompréhension face à un budget métropolitain de près de 5 milliards d’euros.
En réponse, Benoît Payan, le maire de Marseille, a affirmé avoir « protégé les Marseillais » en empêchant le retrait de 36 millions d’euros du budget marseillais. Simmarano, qui a voté pour la proposition d’Isnard, conteste cet argument, soutenant que les fonds retirés auraient été compensés par d’autres investissements. Il affirme : « Marseille n’aurait pas perdu un seul centime d’euro », ajoutant que cet argent aurait pu financer des projets essentiels tels que la rénovation des infrastructures.
Malgré cette impasse, la Métropole continue de fonctionner. Simmarano a rassuré les citoyens en déclarant que « les poubelles continueront d’être ramassées, les transports continueront de fonctionner ». Cependant, il met en garde que cette crise empêche l’amélioration des services et le lancement de nouveaux projets, citant des exemples comme la fermeture du métro en soirée et le projet de Prado-Carénage.
Des économies supplémentaires devront encore être trouvées. Simmarano n’exclut pas la possibilité de revoir la gratuité des transports pour les seniors et les enfants de moins de 11 ans, affirmant : « Ça pourrait en être une. Il faudra faire des choix. » Il souligne également l’impact de cette situation sur des milliers de structures, d’associations et d’entreprises qui attendent des subventions ou des paiements.
Enfin, concernant les impôts, il as qu’aucune hausse n’était prévue pour 2026 dans le projet rejeté, mais reconnaît que des discussions seront nécessaires pour 2027, plaçant l’accent sur la nécessité de réduire les dépenses des institutions plutôt que de faire peser le fardeau sur les habitants de la Métropole.
Source : Article de presse original.

