Pilules contraceptives à base de désogestrel : « Il ne faut surtout pas s’inquiéter », ras un gynécologue concernant le risque de méningiome
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) va alerter 1,6 million de femmes sur un risque de méningiome, une tumeur cérébrale bénigne dans environ 90% des cas, associé à certaines pilules contraceptives.
Le docteur Geoffroy Robin, gynécologue médical au CHU de Lille et secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), a déclaré sur franceinfo le 10 septembre 2026 qu’il se veut « extrêmement rassurant ». « Il ne faut surtout pas s’inquiéter parce que c’est un risque qui est extrêmement faible en valeur absolue », a-t-il affirmé.
L’ANSM va adresser « dans les prochains jours » une lettre personnalisée aux femmes concernées, notamment celles prenant les pilules suivantes : Antigone, Elfasette, Cerazette, Optimizette et leurs génériques. Le gynécologue souligne qu’il n’est pas nécessaire de « courir vers la sage-femme ou le gynécologue en disant : il faut qu’on se revoie en urgence ». Selon lui, il est préférable d’attendre la prochaine consultation annuelle pour faire le point.
Cette lettre vise à sensibiliser les femmes concernées à l’apparition de symptômes neurologiques inhabituels, tels que des maux de tête ou des troubles de la vue. L’ANSM applique « le principe de précaution », indiquant qu’il n’était pas noté sur les notices de ces médicaments qu’il pouvait y avoir, même si le risque est faible, un petit risque de méningiome. Le gynécologue compare cette évolution à « une espèce de mise à jour de la notice », pour informer les patientes de ce risque.
Source : Franceinfo

