Le maire RN de Carcassonne dénonce des propos « à vomir » d’un policier municipal
En conférence de presse, mercredi 9 octobre, le maire Rassemblement national de Carcassonne, Christophe Barthès, a condamné les « scandaleux propos racistes, misogynes, complotistes et homophobes » tenus par un policier municipal dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. L’édile a exprimé son indignation face à ces déclarations et a affirmé qu’elles ne reflètent pas les valeurs de son administration.
Cependant, cette prise de position soulève des questions sur le passé du maire lui-même. En 2024, Barthès avait été photographié devant une pancarte à connotation misogyne lors d’une visite de soutien aux agriculteurs, sans jamais avoir présenté d’excuses publiques. De plus, durant la campagne des municipales de mars 2026, trois de ses colistiers avaient été épinglés par L’Indépendant pour des propos racistes sur les réseaux sociaux.
Christophe Barthès, alors député, avait assisté à un événement où il posait aux côtés de ses collègues devant une pancarte affichant l’inscription « Va faire la soupe salope », en référence à des insultes proférées envers des femmes politiques. La polémique avait conduit à une saisie par la présidente de l’Assemblée nationale, qui n’avait cependant pas donné suite.
Dans le cadre des élections municipales de mars 2026, plusieurs de ses colistiers avaient également été mis en cause pour des publications à caractère raciste. Parmi eux, Alric Nazon, 27 ans, avait partagé des contenus jugés nauséabonds sur les réseaux sociaux, tandis que d’autres membres de sa liste avaient diffusé des montages racistes.
Interrogé sur ces « brebis galeuses », Barthès avait refusé de commenter, arguant que ses colistiers n’étaient pas éligibles, bien que cela ne s’applique pas à tous. Louis Aliot, également membre du RN, a tenté de minimiser la situation en qualifiant le policier municipal de « cas isolé ».
Cette affaire met en lumière des incohérences dans la position du maire et soulève des interrogations sur les valeurs et l’éthique au sein de son administration.
Source : L’Indépendant

