Virus du Nil occidental : Plus de 50 cas en France et près de 1 100 en Europe
Selon les données arrêtées le 6 septembre, Santé publique France fait état de 56 cas autochtones d’infection au virus du Nil occidental, soit une augmentation de 17 cas par rapport à la semaine précédente. Ce chiffre laisse présager une saison record, alors qu’en 2025, seulement 62 cas avaient été recensés sur l’ensemble de l’année. En Europe, près de 1 100 cas ont été signalés jusqu’à présent, l’été n’étant pas encore terminé.
La fièvre du Nil occidental est causée par un arbovirus à ARN, étroitement lié aux virus de la dengue et de Zika. Identifié pour la première fois en 1937 dans le district de West Nile en Ouganda, il se propage principalement par les piqûres de moustiques du genre Culex, et non par le moustique tigre. Les oiseaux migrateurs représentent le principal réservoir du virus, bien que d’autres espèces, y compris les mammifères, puissent également être infectées.
L’homme est considéré comme un hôte « accidentel ». Les infections humaines sont souvent précédées par la détection de chevaux contaminés. En Europe, la maladie a déjà causé la mort d’au moins huit personnes cette année, et il est probable que les chiffres d’infections soient sous-estimés, car la majorité des personnes infectées ne présentent pas de symptômes.
En France, les infections semblent remonter, particulièrement dans la moitié sud et sur la façade ouest. Les départements les plus touchés incluent les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, le Var, ainsi que plusieurs départements en Occitanie et en Île-de-France. Notamment, la région Auvergne-Rhône-Alpes a enregistré son premier cas humain dans la Drôme.
Cette augmentation des infections est attribuée aux étés plus longs et plus chauds, favorisant la propagation du virus dans des zones auparavant épargnées. Entre 2015 et 2021, seuls 32 cas humains autochtones avaient été recensés en France. En revanche, les années récentes montrent une montée significative des cas, avec 43 en 2023, 39 en 2024 et 62 en 2025.
Les symptômes de l’infection sont souvent peu spécifiques, et environ 80 % des cas passent inaperçus. Toutefois, chez les 20 % restants, des symptômes graves peuvent apparaître, notamment une forte fièvre, une éruption cutanée et une raideur de la nuque, nécessitant une consultation médicale. Dans les cas les plus sévères, le virus peut entraîner de graves complications neurologiques.
Actuellement, il n’existe pas de vaccin contre le virus du Nil occidental, et la prévention repose principalement sur l’évitement des piqûres de moustiques. La saison des moustiques s’étend généralement de juin à septembre, mais des conditions climatiques favorables peuvent prolonger leur présence.
Source : Santé publique France.

