Strasbourg : les socialistes critiquent la végétalisation des cours d’école comme irresponsable

« C’est irresponsable » : à Strasbourg, les socialistes reviennent sur la végétalisation des cours d’école

Les socialistes strasbourgeois remettent en question la végétalisation des cours d’écoles

Strasbourg, 11 septembre 2026 – Six mois après son élection, la maire de Strasbourg, Catherine Trautmann (Parti socialiste), a annoncé son intention de réévaluer le projet de végétalisation des cours d’écoles, lancé par son prédécesseur, Jeanne Barseghian (Les Écologistes). Céline Geissmann, adjointe à l’éducation, a précisé que l’objectif n’est pas d’interrompre cette initiative.

Le projet de végétalisation, visant à réduire les surfaces bitumées des 136 cours d’écoles de Strasbourg, avait pour but de lutter contre les îlots de chaleur et d’améliorer le drainage des eaux pluviales. Sous le mandat de Barseghian, 70 % des écoles maternelles et élémentaires ont bénéficié de cette transformation, avec un potentiel d’atteindre 100 % d’ici deux à trois ans si les travaux avaient continué à un rythme soutenu.

Cependant, Geissmann a déclaré avoir reçu des retours négatifs de certains établissements concernant l’adéquation de certains équipements. Elle a également remis en question l’efficacité des « îlots de fraîcheur » créés par la végétalisation, notant que les jeunes arbres plantés n’ont pas encore fourni l’ombre nécessaire, notamment durant les canicules.

En alternative, la ville envisage de développer une « école du dehors » en forêt, offrant des refuges climatiques pendant les périodes de chaleur extrême. Toutefois, cette approche pourrait compromettre l’achèvement de la végétalisation des cours, en raison de contraintes budgétaires.

Jeanne Barseghian a critiqué cette décision, la qualifiant d’« irresponsable » et « anachronique », rappelant l’importance de la végétalisation face aux récents épisodes de canicule. Elle a également souligné que des concertations avaient déjà eu lieu avec les parties prenantes, laissant planer des doutes quant à la gestion de ces discussions par la nouvelle administration.

La maire sortante a également évoqué d’autres mes, telles que le rallumage de l’éclairage public, qui avait été éteint pour des raisons d’économie d’énergie, et la diminution des tarifs de stationnement, qui avait pour but de réduire la circulation automobile en centre-ville.

L’évolution de cette situation pourrait avoir des implications significatives sur la gestion urbaine et environnementale à Strasbourg, notamment dans le cadre des enjeux liés au changement climatique.

Source : Reporterre

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