Nanosatellites : la révolution de la revisite
Les nanosatellites en orbite basse transforment l’observation de la Terre en permettant une fréquence d’observation accrue. Contrairement à un satellite classique qui ne peut observer une zone spécifique qu’à des moments précis, plusieurs nanosatellites répartis en constellation réduisent le temps entre deux passages sur une même région. Cette « revisite » permet de mieux capturer et suivre des phénomènes naturels évoluant rapidement, tels que les incendies, les systèmes nuageux, et les émissions de gaz à effet de serre.
Contexte factuel
Traditionnellement, un satellite unique, notamment en orbite héliosynchrone, observe une zone à une heure locale similaire, limitant ainsi la diversité des données recueillies. En revanche, plusieurs nanosatellites sur différentes orbites peuvent effectuer des observations à divers moments de la journée, augmentant ainsi la richesse des données collectées.
Données ou statistiques
Cette approche est cruciale pour établir le bilan radiatif de la Terre, qui varie en fonction des nuages, de la température, des glaces, des océans et de la végétation. Une forte fréquence de revisite permet d’améliorer l’échantillonnage du cycle diurne du bilan radiatif et de suivre l’évolution de la couverture nuageuse. Par ailleurs, des émissions de gaz à effet de serre, comme le méthane, peuvent être intermittentes; une observation fréquente augmente la probabilité de détecter ces événements.
Conséquence directe
Les nouvelles architectures distribuées, comme celles explorées par le projet UVSQ-SAT NG, permettent de tester des technologies avancées pour une observation dynamique et précise de l’environnement et du climat. Cela ouvre la voie à une meilleure compréhension de la variabilité climatique.
Source : Futura Sciences, Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

