La députée LFI Gabrielle Cathala appelle à renforcer la pression populaire sur la loi contre les violences sexuelles

La pression populaire doit s’accentuer, estime la députée LFI Gabrielle Cathala sur la loi intégrale contre les violences sexuelles

Le texte est examiné en commission spéciale à l’Assemblée nationale lundi après-midi pour y être discuté et amendé avant son examen en séance publique début octobre.

Gabrielle Cathala, députée de La France insoumise (LFI) du Val-d’Oise, a exprimé sur franceinfo, le 7 septembre, que « la pression populaire doit s’accentuer pour que les meilleures mes soient conservées dans le texte ». Cette déclaration intervient alors que la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles est discutée pour la première fois en commission.

Le projet de loi bénéficie du soutien de 240 députés, provenant de huit groupes politiques, à l’exception du Rassemblement national (RN), de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) et de LFI. Cathala a précisé que son groupe a choisi de ne pas signer le texte, car il ne partage pas l’ensemble des dispositions, tout en soulignant l’importance d’un débat constructif, contrairement à la position du RN.

La députée, à l’origine d’une proposition de loi visant à établir un parcours de soins spécifique pour les victimes de violences sexistes et sexuelles, a regretté l’absence de plusieurs mes essentielles, telles que la prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale des soins pour les victimes et l’abrogation des cours criminelles.

Elle a également dénoncé un « immense trou dans la raquette » du texte, en soulignant l’absence de financement pour les 3 milliards d’euros demandés par les associations. « Où est l’argent pour les enquêteurs spécialisés ? Pour le parcours de soins que les victimes réclament ? » s’est-elle interrogée, affirmant que « le compte n’y est pas ». Bien qu’elle reconnaisse la valeur pédagogique de la loi, elle craint que les mes coûteuses soient éliminées.

Source : Franceinfo

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