Poignardé au poumon, un homme témoigne contre son agresseur devant le tribunal

Agression au couteau à Saint-Girons : un homme condamné à quatre ans de prison

Un procès pour une agression au couteau à Saint-Girons s’est conclu par une condamnation à quatre ans de prison. Malgré les témoignages, le prévenu, un trentenaire aux problèmes d’addiction, se défend de tout coup à l’arme blanche.

Le président de la cour, Vincent Anière, a prévenu l’audience de la salle Fébus au tribunal de Foix que des images sensibles allaient être présentées. Des photos de vêtements déchirés, de baskets tachées de sang, ainsi qu’une plaie béante sur le dos d’un homme ont été montrées, témoignant de la gravité de l’agression. La victime, Marcus, a été poignardée sous la clavicule, touchant son poumon. Lors de son transport aux urgences, il a déclaré : « Je vais mourir ». Après avoir reçu des soins au Centre hospitalier Ariège-Couserans, il a été déclaré avec 20 jours d’incapacité totale de travail (ITT) et a désigné Juan, également connu sous le nom de « Roberto », comme son agresseur.

Juan, 39 ans, vit en France depuis son enfance après avoir émigré du Mexique. Il a un casier judiciaire avec neuf condamnations, mais aucune mention depuis 2016. Une expertise psychiatrique le décrit comme impulsif sous l’emprise de la drogue, avec un risque de récidive s’il ne suit pas un traitement. Il a reconnu avoir consommé des substances telles que la méthadone, la kétamine, la cocaïne et le cannabis.

Malgré cela, Juan nie avoir porté le coup de couteau. Il se souvient d’une altercation avec Marcus, mais affirme qu’il n’a rien à voir avec la bles. Lors de l’audience, il a maintenu sa position : « La même chose », a-t-il répondu quand le président lui a demandé s’il niait toujours le coup de couteau.

La substitut du procureur a insisté sur le fait que les témoins avaient vu le sang et la bles, et a demandé une peine de quatre ans de prison, dont 18 mois avec sursis. En revanche, l’avocate de Juan a souligné les contradictions dans les témoignages, affirmant que le doute devait profiter à l’accusé.

Malgré ces arguments, la cour a suivi les réquisitions du ministère public. Juan a décidé de faire appel de cette condamnation.

Source : La Dépêche

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