Evars : premier bilan de l’initiative de La Déferlante en faveur de la transition écologique

Evars : l’heure d’un premier bilan — La Déferlante

Evars : L’heure d’un premier bilan

Le programme Evars, destiné à l’éducation à la vie affective et relationnelle, a été officiellement mis en œuvre en septembre 2025. Malgré les craintes suscitées par des mouvements réactionnaires, le climat scolaire semble relativement apaisé, selon Mélanie Mermoz, administratrice de la Fédération des conseils de parents d’élèves en Seine-Saint-Denis (FCPE93). Elle note que peu de réactions hostiles ont été signalées, en partie grâce à l’absence d’agitateurs notoires dans la région.

Cependant, des inquiétudes persistent chez certains parents, qui jugent le programme « trop sexualisé » pour les jeunes enfants. Pour répondre à ces préoccupations, la FCPE a organisé des webinaires explicatifs, permettant d’éclaircir le contenu du programme et de rasr les familles. Mermoz souligne que ces initiatives ont contribué à apaiser les craintes, notamment dans le contexte des révélations sur les violences sexuelles en milieu scolaire.

Une étude du Collectif éducation contre les LGBTIphobies a révélé qu’au printemps 2026, seulement 50 % des établissements avaient intégré le programme Evars. Ce constat soulève des interrogations sur les relations entre les écoles et les familles, avec Mermoz affirmant que les parents ne posent pas de questions sur d’autres matières.

« C’est la loi »

Au sein des établissements, la nécessité de sensibiliser les élèves aux enjeux relationnels et à la sexualité n’est pas toujours acceptée par l’encadrement. Valéri, professeur·e d’histoire-géographie dans l’Aisne, souligne que l’introduction d’Evars a permis de rappeler aux directions que cette éducation est légale. Cependant, les séances d’Evars ne sont pas toujours clairement indiquées dans les emplois du temps, une stratégie pour éviter d’éventuelles contestations.

Le manque d’un créneau horaire dédié à l’Evars complique également sa mise en œuvre. Valéri explique que l’absence de temps alloué entraîne des difficultés pour intégrer ces séances, souvent compromises par d’autres matières. De plus, l’étude révèle qu’un tiers des établissements primaires et secondaires disposaient d’enseignants formés à l’Evars en mars 2026, un chiffre préoccupant pour l’Éducation nationale.

Réduction des interventions associatives

Parallèlement, le Planning familial de l’Isère a observé une chute de 83 % de ses interventions dans les écoles entre 2025 et 2026, conséquence d’une perception erronée sur leur capacité à intervenir dans le cadre du programme. Léa Delahaye, salariée de l’association, indique que des inspecteurs continuent de dissuader les écoles d’accueillir ces interventions, malgré des clarifications du ministère.

Conclusion

Le bilan du programme Evars met en lumière des défis significatifs, tant au niveau de la formation des enseignants que de l’implication des associations spécialisées. Alors que le ministère n’a pas encore pris de mes concrètes pour faciliter l’application de ce programme, il a annoncé un questionnaire sur les violences sexuelles pour tous les élèves, soulevant des questions sur les ressources allouées à la prévention et à la formation des enseignants.

Source : Article de La Déferlante

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