Réduction du déficit public : analyse des mesures structurelles de 1989 à 2025

Les efforts structurels de réduction du déficit public de 1989 à 2025

Commentaire d’actualité23 Juin 2026

François ECALLE

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Le déficit public de la France en 2025, évalué à 5,1 % du PIB, résulte des fluctuations économiques et des mes budgétaires adoptées au fil des années. Cet article analyse l’impact des décisions prises par les différentes majorités parlementaires depuis 1989 sur le déficit de 2025, en utilisant la notion d’« effort structurel », qui peut être positif ou négatif, pour chaque législature.

L’effort structurel se décompose en un effort sur les recettes et un effort sur les dépenses. Le premier me l’impact budgétaire des nouvelles mes de prélèvements obligatoires, tandis que le second évalue la croissance des dépenses publiques par rapport à la croissance potentielle du PIB. Un effort structurel négatif aggrave le déficit.

Les mes fiscales et de dépenses mises en œuvre entre 1989 et 2025 ont entraîné une augmentation du déficit de 3,7 points de PIB. L’effort structurel a été positif durant les législatures 1993-1997 (2,3 points), 2012-2017 (2,1 points), 2022-2024 (0,75 point) et 2024-2025 (0,5 point). En revanche, il a été très négatif durant les législatures 1989-1993 (-1,9 point), 1997-2002 (-2,0 points), 2007-2012 (-1,45 points) et 2017-2022 (-3,45 points), avec une légère négativité dans les années 2002-2007 (-0,5 point).

De 1989 à 2025, l’effort sur les dépenses a été très négatif (-5,4 points de PIB), tandis que l’effort sur les prélèvements obligatoires a été positif (+1,7 points de PIB). Cela indique que la croissance des dépenses a largement dépassé celle du PIB potentiel, malgré des augmentations significatives des impôts et cotisations sociales qui n’ont pas suffi à compenser cette tendance.

La maîtrise des dépenses a été positive uniquement entre 2022 et 2024, en raison de la cessation de dépenses exceptionnelles. Les périodes 1993-1997 et 1997-2002 ont montré un effort quasi nul, tandis que les périodes 1989-1993, 2002-2012 et 2017-2022 ont été caractérisées par un effort très négatif.

Les prélèvements obligatoires ont connu des fluctuations, avec des augmentations notables durant 1993-1997 et 2012-2017, et des diminutions significatives durant 1997-2002 et 2017-2022.

En prenant en compte l’ensemble des législatures, un effort structurel de 3,9 points de PIB a été enregistré entre 1994 et 1998 (dont 2,4 points sur les recettes) et de 3,7 points entre 2011 et 2015 (entièrement sur les recettes). Pour stabiliser la dette en pourcentage du PIB aujourd’hui, un effort similaire de 3 à 4 points de PIB est nécessaire, un objectif déjà atteint par le passé sur une période de cinq ans.

Source : FIPECO

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