Les cures thermales ont-elles un intérêt médical « prouvé » ?
La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, a récemment pris position en faveur du thermalisme, suite à l’annonce du député Sylvain Maillard concernant son intention de voter pour le déremboursement de ces traitements. Cette déclaration a ravivé le débat sur l’efficacité médicale des cures thermales, alors que la Haute Autorité de Santé (HAS) doit rendre, cet automne, un avis sur le « service médical rendu » par ces thérapies.
Le thermalisme, qui repose sur l’utilisation des eaux minérales à des fins thérapeutiques, est souvent perçu comme une alternative ou un complément aux traitements médicaux conventionnels. Les partisans de ces cures avancent divers bénéfices, notamment dans le traitement de maladies chroniques telles que l’arthrose ou les affections respiratoires.
Cependant, la question de la reconnaissance officielle de l’efficacité des cures thermales demeure. La HAS devra évaluer les données disponibles pour déterminer si ces traitements justifient un remboursement par la sécurité sociale. Cette évaluation pourrait avoir des conséquences significatives sur l’accès aux soins thermaux pour les patients.
Actuellement, les chiffres concernant l’impact économique du thermalisme en France sont parlants. En 2021, environ 600 000 patients ont bénéficié de cures thermales, générant un chiffre d’affaires de près de 500 millions d’euros pour le secteur. Ces données soulignent non seulement l’importance économique du thermalisme, mais aussi son rôle potentiel dans le système de santé français.
La décision de la HAS et les débats politiques qui l’entourent pourraient influencer l’avenir des cures thermales en France, tant sur le plan médical que financier.
Source : CheckNews

