Sensibilisation au Syndrome d’Alcoolisation Fœtale en Grand Est : Une mobilisation régionale en cours
En France, la consommation d’alcool durant la grossesse est la première cause de handicap mental non génétique chez l’enfant. Elle est responsable des troubles du spectre d’alcoolisation fœtale (TSAF), qui touchent environ 1 enfant sur 100. Ces troubles engendrent des séquelles irréversibles, notamment des malformations physiques, des retards de croissance et de développement, ainsi que des difficultés d’apprentissage et des troubles du comportement.
La Coordination Périnatale du Grand Est (CoPéGE), en collaboration avec l’ARS Grand Est, mène pour la cinquième année consécutive une campagne régionale de sensibilisation. Cette initiative implique maternités, Protection Maternelle et Infantile (PMI), centres périnataux, structures d’addictologie et divers professionnels engagés dans l’accompagnement des femmes enceintes.
Le message clé de cette mobilisation est clair et fondé sur des données scientifiques : « Pendant la grossesse, il n’existe pas de consommation d’alcool sans risque : zéro alcool est la seule recommandation. »
Depuis 2021, la CoPéGE regroupe les acteurs de la périnatalité autour de cette journée de sensibilisation. Pour l’édition 2026, près de 30 structures sont mobilisées dans toute la région. Cela inclut des maternités, des PMI, des centres périnataux, des établissements hospitaliers et des associations, qui diffusent des milliers de supports de prévention auprès des femmes enceintes et de leur entourage.
Pour soutenir ces actions, la CoPéGE a distribué aux professionnels près de 3 000 quiz de sensibilisation, plus de 3 000 fiches recettes de cocktails sans alcool, et plus de 3 200 verres réutilisables portant le message de prévention. Ces outils seront utilisés lors de stands d’information, d’animations et de rencontres avec les familles tout au long du mois de septembre.
Au-delà du 9 septembre, cette campagne souligne l’importance du rôle des professionnels de santé, qui doivent informer et accompagner les femmes enceintes de manière bienveillante, sans culpabiliser. L’objectif est d’offrir une information claire et fiable pour protéger la santé des futures mamans et de leurs enfants.
Pour plus d’informations, les intéressés peuvent contacter les chargées du projet SAFE (Stop Addictions Femmes Enceintes) : Florence ROVEA, Aissatou DIALLO et Emilie ROSE.
Source : Coordination Périnatale du Grand Est (CoPéGE)
