À Alep, comment reconstruire la ville après la guerre ?
À Alep, la reconstruction de la ville s’intensifie alors que les traces de la guerre commencent à s’effacer. Dans la grande demeure traditionnelle de Beit Wakil, des artisans s’affairent à restaurer les sculptures en stuc, tandis que le quartier de Jdeideh, autrefois en première ligne des combats entre 2012 et 2016, témoigne encore des ravages du conflit. Sur la place al-Hatab, des enfants jouent au football entre les ruines, symbolisant un retour à la vie quotidienne.
Safwad Sheikh al-Ishra, artisan de 41 ans, souligne l’importance de ce travail : « Nous travaillons ici parce que c’est notre patrimoine. Cela nous rend fiers. Reconstruire c’est redonner un souffle à notre ville, permettre le retour de ses habitants. » Son frère Anas, 30 ans, partage ce sentiment, affirmant que la revitalisation de ces lieux historiques est essentielle pour attirer les touristes et relancer l’économie locale.
Dans la vieille ville d’Alep, le contraste est frappant entre les bâtiments rénovés et les façades encore éventrées. À l’approche de l’Aïd, les souks historiques retrouvent une certaine agitation, avec des étals débordant de vêtements et l’air embaumé d’épices. Cependant, des signes de destruction persistent, avec des plafonds voûtés manquants et des débris éparpillés.
Selon l’UNESCO, l’ancienne ville d’Alep est inscrite sur la liste du patrimoine mondial en péril, soulignant l’urgence de sa préservation et de sa reconstruction. La revitalisation de cette ville emblématique est non seulement une question de patrimoine culturel, mais également un enjeu économique crucial pour la région.
Source : Lavie.fr
