Cérémonie de rentrée de l’université de Strasbourg interrompue par des étudiants militants.

Strasbourg. La cérémonie de rentrée de l'université brièvement chahutée par des étudiants militants

Strasbourg : La cérémonie de rentrée de l’université perturbée par des étudiants militants

Ce jeudi, la présidente de l’université de Strasbourg, Frédérique Berrod, a donné le coup d’envoi officiel de la rentrée académique devant un amphithéâtre rempli de personnels, de représentants des établissements associés, de personnalités et d’élus locaux. Dans son discours, elle a mis en avant le rayonnement et la responsabilité sociale de l’institution, tout en évoquant les difficultés budgétaires et les enjeux géopolitiques auxquels elle fait face. Elle a également souligné l’importance de l’ouverture au monde, affirmant que cela constitue un véritable combat, notamment pour les étudiants, personnels et chercheurs réfugiés, ainsi que pour les 22 % d’étudiants étrangers présents à l’université.

Des droits d’inscription multipliés par 16

À l’issue de ce discours, une poignée d’étudiants membres du collectif Le poing levé, lié à l’organisation Révolution permanente, ont interpellé l’assemblée sur la question des droits d’inscription différenciés imposés aux étudiants extracommunautaires. Selon un étudiant, un décret récent prévoit une réduction significative des exonérations. Une étudiante militante en sociologie a déclaré, malgré les tentatives d’interruption des agents de sécurité : « Madame Berrod, vous parlez d’attractivité pour les étudiants et chercheurs étrangers, mais vous appliquez la réforme raciste “Bienvenue en France” qui multiplie par 16 les droits d’inscriptions des étudiants extracommunautaires. Le pire, c’est que vous osez dire à nos camarades gabonais, congolais, nigérians, d’aller quémander des bourses à la Fondation de l’université. »

La scène a duré quelques minutes sans réaction notable de l’assistance. Les étudiants ont été escortés vers la sortie par des agents de sécurité, et la cérémonie a immédiatement repris avec le discours de la maire de Strasbourg, Catherine Trautmann, qui a rappelé que l’université représente « une part de Strasbourg », un « investissement » et un « espace de liberté à sauvegarder ».

Source : DNA

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