En marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le Somaliland intensifie son lobbying pour la reconnaissance internationale
L’Assemblée générale de l’ONU a débuté le 8 septembre 2026. En marge de cet événement, une délégation du Somaliland, non invitée, a mené des efforts significatifs de lobbying. Pour la première fois, cette république autoproclamée, qui a déclaré son indépendance de la Somalie en 1991, a été reconnue par un État, Israël, en décembre dernier. Le Somaliland espère maintenant que d’autres pays, notamment les États-Unis, suivront cet exemple, ce qui a conduit son président, Abdirahman Irro, à se rendre à New York.
Abdirahman Irro a rencontré plusieurs proches de l’ancien président Donald Trump, dont John Peter Pham, ancien envoyé spécial des États-Unis pour le Sahel et les Grands Lacs. Ce dernier a affirmé sur la plateforme X que la reconnaissance du Somaliland est « dans l’intérêt stratégique des États-Unis ». Tibor Nagy, un autre ancien responsable américain, a également salué les efforts du Somaliland dans la lutte contre la piraterie.
Le Somaliland se positionne comme un partenaire sécuritaire fiable dans une région de la Corne de l’Afrique et du bassin de la mer Rouge, marquée par des conflits. Abdirahman Irro a déclaré que son pays « se tient aux côtés des États-Unis contre les forces du terrorisme », lors du Sommet États-Unis – Moyen Orient qui a eu lieu le 8 septembre.
Cependant, des analystes comme Cameron Hudson, du Centre pour les études stratégiques et internationales, soulignent que la seule justification américaine pour reconnaître le Somaliland serait de contrer les Houthis en mer Rouge. Le Dr Andreas Krieg, du centre de recherche Mena Analytica, met en garde que cela pourrait « isoler les États-Unis dans la région, en ne satisfaisant qu’Israël et les Émirats arabes unis, tout en compromettant la stabilité régionale ».
Le Somaliland a déclaré son indépendance en 1991, à une époque où la Somalie était plongée dans le chaos après la chute du régime de Siad Barre. Bien qu’il ait établi un gouvernement, une monnaie et un passeport, seule la reconnaissance par Israël, en fin 2025, a jusqu’à présent eu lieu sur la scène internationale.
Source : RFI

