Un ancien trafiquant de drogues escroque des victimes en se faisant passer pour conseiller bancaire sur le darknet.

Trafiquant de drogues reconverti dans l'escroquerie : le faux conseiller bancaire ciblait ses victimes sur le darknet

Trafiquant de drogues reconverti dans l’escroquerie : le faux conseiller bancaire ciblait ses victimes sur le darknet

Un homme de 26 ans est jugé, ces 10 et 11 septembre 2026, devant le tribunal correctionnel de Grasse pour escroqueries et blanchiment d’argent. Il contactait ses victimes par téléphone et se faisait passer pour leur banquier avant de soutirer leurs codes de connexion en ligne et de réaliser des virements à son profit.

Les forces de l’ordre ont été alertées après qu’une femme de ménage a découvert un pistolet sur la table de nuit de la chambre d’hôtel de l’accusé à Cagnes-sur-Mer. Une perquisition a révélé 16 000 euros en espèces, deux ordinateurs portables et 11 téléphones. Ludovic, l’accusé, a reconnu les faits, affirmant qu’il avait précédemment été impliqué dans le trafic de drogue et qu’il se sentait menacé, ce qui justifiait son armement.

Son mode opératoire consistait à acheter des fiches clients sur le darknet, puis à se faire passer pour le conseiller de ces personnes. Il prétextait une fraude sur le compte et incitait ses victimes à changer leur code secret d’accès à leurs comptes. Une fois qu’il avait accès aux espaces personnels en ligne, il effectuait des virements à son profit.

Ludovic blanchissait ensuite les sommes détournées en achetant des jeux à gratter, des vêtements de luxe et des cryptomonnaies. Au moins seize personnes ont été victimes de ce système, entraînant un préjudice total de plus de 50 000 euros.

D’autres escroqueries bancaires, comme celle du « faux coursier », sont également reconnues par la justice, où l’escroc prétend qu’une personne viendra récupérer la carte bancaire de la victime pour procéder à sa destruction, ce qui est faux. Il est essentiel de rappeler qu’aucun vrai conseiller ne demandera jamais de telles informations par téléphone. En cas de doute, il est conseillé de couper la communication et de contacter sa banque par les voies habituelles. Si vous êtes victime d’une arnaque, il est crucial de faire opposition et de déposer plainte.

Source : France 3 Régions

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