La pénurie de sang touche également les animaux :

La pénurie de sang touche également les animaux

Le don de sang des animaux reste un geste encore méconnu du grand public, alors que les besoins dans les cliniques vétérinaires sont bien réels. Selon Pauline Jaillon, vétérinaire et responsable de l’Animal Blood Bank Benelux, « les gens ont rarement entendu parler du don de sang chez les animaux. Mais quand on leur explique que des chiens et des chats peuvent recevoir des transfusions, ils trouvent cela logique. »

Tous les chiens et chats ne peuvent pas être donneurs, et des critères précis sont établis. Les animaux doivent avoir entre un et dix ans, peser plus de 20 kg pour les chiens et plus de 3 kg pour les chats, et être en bonne santé, vaccinés et vermifugés.

La transfusion sanguine est devenue un élément central de la médecine vétérinaire. En Belgique, la demande de sang a progressé de 130 % au cours des trois dernières années, une situation qui s’aggrave pendant les vacances d’été et de fin d’année, lorsque les dons se font plus rares. Les accidents de la route et les maladies parasitaires contribuent à cette demande accrue.

Face à cette situation, les réserves de sang peinent à suivre. Comme chez les humains, les animaux possèdent leurs propres groupes sanguins. Actuellement, il y a très peu de sang de chat et un stock très bas de sang négatif pour les chiens, ce qui complique le travail des équipes vétérinaires.

Cette pénurie pousse certains propriétaires à parcourir des centaines de kilomètres pour trouver du sang pour leur animal. Des maîtres venus d’Amsterdam ou de Lyon ont déjà contacté la banque de sang pour savoir si des poches étaient disponibles.

L’expérience de Bernadette, qui a décidé de faire don du sang de sa chienne Uschi, illustre le parcours d’un nouveau donneur. Elle a été sensibilisée par un mail de la clinique vétérinaire, et après avoir fait le don, elle a constaté que cette démarche était bénéfique.

Le bien-être animal est au cœur des préoccupations des vétérinaires, qui s’asnt que les animaux ne soient pas stressés pendant le prélèvement. Le principal défi reste la sensibilisation du public, même si le bouche-à-oreille est un outil efficace.

Les propriétaires d’animaux sont de plus en plus conscients de l’importance de ce geste solidaire, qui peut également permettre de détecter des problèmes de santé chez les animaux.

Source : La Libre Belgique.

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