Des risques sanitaires croissants avec le réchauffement climatique dans les villes européennes, selon The Lancet
Dans une étude consultée par franceinfo, la célèbre revue scientifique met en lumière plusieurs facteurs de risques sanitaires pour les villes en Europe tels que les incendies, l’augmentation des températures ou le risque de maladies infectieuses.
Les villes européennes sont particulièrement vulnérables face aux enjeux liés au changement climatique. Selon une étude de The Lancet, les données collectées à l’échelle des villes du continent révèlent que la hausse des températures, le risque de maladies infectieuses, les incendies et l’exposition au pollen représentent des menaces croissantes pour des millions de citadins.
En examinant le cas de la France, The Lancet souligne que la mortalité liée à la chaleur a été multipliée par treize depuis les années 1990 à Perpignan (Pyrénées-Orientales), un chiffre record. D’autres villes du Sud, telles que Martigues (Bouches-du-Rhône) et Toulouse (Haute-Garonne), affichent également des taux alarmants. La revue note une aggravation des risques sanitaires due à la chaleur, observant des taux de mortalité significatifs à Valence (Drôme), Grenoble (Isère), Mulhouse (Haut-Rhin) et Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
L’étude met en avant que la forte densité de population exacerbe les risques de santé liés au changement climatique pour les citadins. En 2023, environ 40 % de la population française était concentrée dans 72 villes, ce qui accentue la vulnérabilité des populations urbaines.
À l’échelle globale, The Lancet appelle à des investissements plus importants et à une planification axée sur la santé dans les villes. Des initiatives telles que la création de quartiers plus verts, l’amélioration de la qualité de l’air, le développement de transports publics et actifs, ainsi que des systèmes alimentaires plus sains pourraient contribuer à réduire les émissions tout en améliorant la santé physique et mentale des citadins. Cependant, il est essentiel de disposer de moyens financiers supplémentaires pour mettre en œuvre ces changements.
Source : The Lancet, consulté par franceinfo.

