Friedrich Merz attaque l’AfD lors de son discours au Bundestag
Friedrich Merz a pris position contre l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) lors de sa première déclaration gouvernementale au Bundestag depuis la défaite électorale de son parti en Saxe-Anhalt. Mercredi, il a accusé les députés de l’AfD de vouloir « déstabiliser notre pays », après avoir été critiqué par la coprésidente du parti, Alice Weidel.
Les résultats des élections de dimanche dernier en Saxe-Anhalt ont renforcé la position de l’AfD, qui se dit encouragée par ces résultats. Cependant, Merz a souligné que 56 % des électeurs n’ont pas voté pour l’AfD, affirmant que le parti d’extrême droite ne parviendrait pas à obtenir la majorité absolue, que ce soit en Saxe-Anhalt ou à l’échelle nationale.
Merz a particulièrement critiqué la proximité de l’AfD avec le président russe Vladimir Poutine, l’accusant de renverser les rôles entre l’agresseur et la victime dans le contexte du conflit en Ukraine. « C’est précisément là que réside le fossé profond qui nous sépare », a-t-il déclaré, affirmant que son gouvernement continuerait à défendre la liberté en Allemagne.
Il a également évoqué l’attaque récente de l’aéroport de Leipzig, qualifiant la réaction de l’AfD à cet événement de « révélatrice ». Merz a insisté sur le fait que cette attaque avait été planifiée en Russie et visait délibérément l’Allemagne, critiquant le manque de sérieux de l’AfD à ce sujet.
Vers la fin de son discours, Merz a défendu le programme de réformes de son gouvernement, soulignant l’importance de répondre aux attentes de la jeune génération concernant les valeurs et l’orientation de la société allemande.
Malgré cet effort de communication, l’impact politique de son discours reste incertain, surtout après les résultats décevants de la CDU en Saxe-Anhalt. Bien que la direction du parti n’ait pas encore ouvertement remis en question Merz, Tino Schomann, vice-président régional de la CDU en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, a appelé à son remplacement, affirmant qu’il n’était pas à la hauteur de la tâche.
Les élections en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, prévues pour le 20 septembre, pourraient également se traduire par une nouvelle défaite pour la CDU, qui risque de passer sous la barre des 5 % du seuil électoral, selon les sondages actuels.
(Source : texte fourni)

