L’univers primordial : une brume opaque pendant 380 000 ans
Pendant les 380 000 premières années suivant le Big Bang, l’univers était enveloppé dans une brume dense, rendant toute observation lumineuse impossible. Cette période, caractérisée par une soupe chaude de particules chargées et de photons piégés, a été récemment étudiée grâce aux données du télescope ACT, situé dans les Andes chiliennes.
Un cosmos opaque
Au cours de cette époque, la lumière ne pouvait pas voyager librement. Les photons étaient constamment diffusés par des électrons libres, empêchant ainsi toute forme de matière stable de se former. Ce phénomène a créé une opacité que même les télescopes modernes ne peuvent percer.
La recombinaison : un tournant
La « recombinaison » a eu lieu lorsque la température de l’univers est tombée en dessous de 3 000°C, permettant aux électrons de se lier aux protons pour former les premiers atomes d’hydrogène. Cette transition a libéré la lumière, maintenant connue sous le nom de fond diffus cosmologique.
Résultats des observations
Les données du télescope ACT, combinées à celles du satellite Planck, ont permis d’obtenir une résolution cinq fois supérieure à celle de Planck seul. Cela a confirmé le taux d’expansion de l’univers tout en soulevant des questions sur des désaccords persistants avec les mes d’objets astronomiques plus proches.
Conclusion
Ces découvertes offrent des aperçus précieux sur les premiers instants de l’univers, mais la tension entre les différentes mes du taux d’expansion reste une énigme pour les cosmologistes. Les avancées futures dans l’observation pourraient potentiellement résoudre ces mystères.
Source : SciencePost

