Visite d’État de Lee Jae-myung en France : où en est la coopération franco-coréenne ?
Lee Jae-myung, président de la Corée du Sud, effectue une visite d’État en France du 6 au 9 septembre 2026, marquant le 140e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays. Cette visite intervient après celle d’Emmanuel Macron à Séoul en avril 2026 et la participation du président sud-coréen au G7 à Évian en juin dernier. Ensemble, ils ont co-présidé le premier sommet international sur le cinéma et l’image animée à Saint-Paul de Vence.
La coopération entre Paris et Séoul, élevée au rang de « Partenariat Stratégique Global » en début d’année, repose sur des convergences d’intérêts dans des domaines tels que la défense, l’énergie, le quantique et les semi-conducteurs. Cependant, des défis subsistent, notamment en matière d’exécution concrète des initiatives.
France-Corée du Sud : un partenariat prometteur mais soumis à l’épreuve du réel
La visite de Lee Jae-myung illustre une évolution significative des relations bilatérales. Les deux pays partagent des objectifs communs, tels que la sécurisation des chaînes de valeur et une plus grande autonomie stratégique. Toutefois, la coopération est entravée par des domaines de concurrence, notamment dans l’industrie nucléaire, la défense et les semi-conducteurs.
Les différences géopolitiques entre la France et la Corée du Sud compliquent également la coopération. Alors que la France bénéficie d’une autonomie diplomatique grâce à sa dissuasion nucléaire et à sa présence au Conseil de sécurité de l’ONU, la Corée du Sud reste dépendante des États-Unis pour sa sécurité face à la menace nord-coréenne.
Données ou statistiques
Aucune statistique officielle récente n’est disponible concernant l’état actuel des relations ou des échanges économiques entre les deux pays.
Conséquence directe
L’avenir de la coopération franco-coréenne dépendra de la capacité des deux pays à transformer leurs intentions en actions concrètes, tout en naviguant les pressions des grandes puissances et les rivalités économiques.
Source : Marianne Péron-Doise, directrice de recherche à l’IRIS.

