Votre cerveau souffre : épisode 3/6 du podcast Prévenir le suicide
Les conflits, ruptures et rejets constituent des événements fréquents qui précèdent souvent un passage à l’acte suicidaire. Les femmes, en particulier, sont plus sensibles à ces situations. En moyenne, elles portent une attention accrue à la qualité de leurs relations, un atout relationnel qui peut devenir une vulnérabilité lorsque ces liens se rompent.
Plus la douleur psychologique est forte, plus le risque suicidaire est présent
La vulnérabilité à la douleur psychologique est ancrée dans des bases cérébrales. Le cortex préfrontal, moins engagé chez certaines personnes, joue un rôle crucial dans la perception et la régulation de la douleur, y compris psychologique. Lorsque cette douleur se trouve au centre du processus suicidaire, la réduction de celle-ci devient une priorité dans le cadre des soins, tout comme la gestion des idées suicidaires.
Douleur psychologique et douleur physique activent les mêmes circuits cérébraux
Lorsqu’une personne se sent exclue d’un groupe ou d’une relation, les mêmes zones cérébrales s’activent que lors d’une bles physique. Cette douleur sociale n’est pas qu’une métaphore; elle représente une réponse biologique, une alarme activée par des circuits cérébraux aussi anciens que ceux liés à la douleur physique. Dans une espèce dépendante des liens sociaux, le rejet a historiquement menacé la survie, ce qui a conduit à l’intégration de la douleur sociale dans les circuits d’alarme de la douleur physique.
Sources : France Culture, podcast « Prévenir le suicide ».

