Marco Rubio renforce les liens entre les États-Unis, la Colombie et l’Équateur.

Marco Rubio se réconcilie avec la Colombie et met le cap vers l’Équateur

Marco Rubio se réconcilie avec la Colombie et met le cap vers l’Équateur

La tournée sud-américaine de Marco Rubio, secrétaire d’État américain, se poursuit avec des étapes clés. Le 8 septembre, Rubio a rencontré Abelardo de la Espriella, avocat d’extrême droite récemment élu président de la Colombie, qui a pris ses fonctions le 7 août. Ce voyage en Amérique latine a pour but de « renforcer l’influence régionale de Washington », selon une analyse d’El Mundo. Les relations entre Washington et Bogota étaient tendues avant l’arrivée de De la Espriella.

Le média espagnol souligne que les relations entre Washington et l’ancien président colombien de gauche, Gustavo Petro, avaient été tumultueuses. Rubio et De la Espriella souhaitent tourner cette page, le président colombien affirmant que « la Colombie souhaite se positionner à nouveau comme le principal partenaire des États-Unis en matière de sécurité dans la région ».

Selon El Espectador, les deux hommes ont signé des accords qui entreront en vigueur dans six mois. Ces accords visent à promouvoir la sécurité énergétique, la transition énergétique, la compétitivité industrielle, l’innovation technologique et le renforcement des capacités institutionnelles. Les États-Unis prévoient également d’aider Bogota à développer son nucléaire civil et à moderniser ses équipements militaires pour lutter contre le narcotrafic.

La lutte contre le trafic de drogue sera également au cœur de la visite de Rubio en Équateur, prévue pour le 9 septembre. D’après El Comercio, l’objectif de cette visite est de « consolider la position de l’Équateur en tant que partenaire stratégique dans la lutte contre le crime organisé transnational et les économies illicites ».

Plus largement, le quotidien de Quito indique que « cette tournée de Rubio doit être analysée dans son ensemble », soulignant que les victoires d’Abelardo de la Espriella en Colombie et de Keiko Fujimori au Pérou, tous deux proches de Washington, offrent aux États-Unis une opportunité d’étendre leur influence en Amérique du Sud en s’appuyant sur des dirigeants de droite.

(Source : El Mundo, El Espectador, El Comercio)

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