Le créateur de ChatGPT annonce avoir trouvé la solution à l’équation Navier-Stokes, faisant partie des sept problèmes dits du millénaire. Mais des chercheurs estiment qu’il y a plagiat.
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Dans le monde des mathématiques, l’équation Navier-Stokes est considérée comme un véritable graal. Classée parmi les sept problèmes du millénaire par le Clay Mathematics Institute, sa résolution est récompensée par un prix d’un million de dollars. Formulée par Henri Navier en 1822 et enrichie par George Gabriel Stokes en 1845, cette équation s’avère cruciale pour modéliser l’écoulement des fluides, avec des applications allant des prévisions météorologiques à la conception aéronautique.
Le 8 septembre, mobilisant 10 000 agents d’intelligence artificielle et utilisant un modèle plus avancé que son dernier produit, GPT-6 Astra. Ce travail a généré 130 milliards de « tokens », unité de me pour l’IA, avec un coût estimé à plusieurs millions d’euros. Mark Chen, responsable de la recherche chez OpenAI, a qualifié cette avancée de « significative pour la recherche en IA ».
Cependant, des doutes émergent quant à l’intégrité de cette annonce. Les mathématiciens Levent Alpöge et Tristan Buckmaster, de l’université de New York, affirment qu’OpenAI aurait utilisé leurs travaux dans le cadre de cette résolution. Bien qu’OpenAI ait d’abord nié ces accusations, l’entreprise a ensuite reconnu qu’elle ne pouvait pas totalement écarter cette hypothèse, précisant que leurs méthodes différaient sensiblement. Cette situation s’inscrit dans une compétition croissante entre les géants de l’intelligence artificielle, avec Alpöge travaillant pour Anthropic, un concurrent direct d’OpenAI.
De plus, OpenAI ne prévoit pas de réclamer le prix du millénaire pour cette découverte.
Source : Franceinfo
