Le fact-checking professionnel remplacé par des notes communautaires en Amérique latine

Meta : Le fact-checking professionnel remplacé par les « notes de la communauté » en Amérique latine

Meta remplace le fact-checking professionnel par des « notes de la communauté » en Amérique latine

Meta a annoncé le lancement en phase de test de son dispositif de « notes de la communauté » dans 16 pays d’Amérique latine, poursuivant ainsi sa stratégie déjà mise en œuvre aux États-Unis depuis janvier 2025. Ce système permet à des utilisateurs référencés sur Facebook, Instagram et Threads d’ajouter des précisions ou du contexte à certaines publications, en s’appuyant généralement sur des sources.

Pour qu’une note soit publiée, elle doit être jugée utile par un nombre suffisant de contributeurs aux points de vue variés. Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a déclaré que cette transition vise à remplacer les fact-checkers, qu’il considère comme générant « trop d’erreurs et trop de cen ».

Le groupe revendique plus de 1,4 million de participants aux États-Unis, affirmant que les notes sont produites en plus grand nombre et apparaissent plus rapidement que les vérifications réalisées par des fact-checkers indépendants. Cependant, plusieurs études indiquent que ce modèle serait moins efficace pour lutter contre la désinformation.

L’International Fact-Checking Network a exprimé des inquiétudes face à cette évolution. Sa directrice, Angie Holan, a souligné que les « notes de la communauté » ne sont pas adéquates pour réduire l’impact de la désinformation sur les réseaux sociaux.

Ce déploiement intervient dans un contexte politique tendu en Amérique latine, marqué par l’élection récente de dirigeants dans des pays tels que le Pérou, la Colombie et le Costa Rica. Ces responsables utilisent largement les réseaux sociaux pour leur communication, souvent en réponse à des accusations d’utilisation de groupes d’internautes pour simuler un soutien populaire.

Phil Chetwynd, directeur de l’information de l’AFP, a plaidé pour une complémentarité entre le fact-checking et les notes de la communauté, affirmant que la qualité des notes doit primer sur leur quantité. En avril, le conseil de surveillance de Meta avait déjà critiqué le groupe pour avoir abandonné « à la hâte » le fact-checking aux États-Unis.

Source : 20 Minutes.

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