Il a fallu rouvrir neuf classes en Sarthe
La rentrée scolaire de 2026 a été marquée par des perturbations importantes en Sarthe, dues à une cyberattaque ayant touché l’académie de Nantes. La Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE) exprime son inquiétude face au manque de communication sur les conséquences de cette attaque, notamment en ce qui concerne les conditions d’enseignement et d’apprentissage.
De nombreux élèves ont débuté l’année scolaire sans enseignants pour les encadrer. En raison de la cyberattaque survenue à la fin du mois d’août, les affectations de certains professeurs contractuels n’ont été communiquées qu’après la rentrée. À la Chapelle-sur-Erdre, le maire, Erwan Bouvais, a dû intervenir en tant qu’enseignant dans une classe de CM1-CM2, où ni direction ni professeur n’étaient présents.
En Sarthe, plusieurs établissements, dont les écoles Pierre Philippeaux au Mans et Pierre Coutelle à La Chapelle-Saint-Aubin, ainsi que les collèges Berthelot, Roger Vercel, Jean de l’Epine et le lycée Touchard-Washington, attendent encore des nominations d’enseignants dès le début de la première semaine de cours. « Il a fallu rouvrir neuf classes après le comptage de la rentrée avec des professeurs remplaçants, alors que ces classes avaient été fermées fin juin », a déclaré Fabian Estellano, vice-président de la FCPE Sarthe. En Vendée, la situation est tout aussi préoccupante, avec un manque de 28 professeurs dans les collèges.
Les inquiétudes ne s’arrêtent pas là. La FCPE de Vendée déplore que l’académie utilise le piratage informatique pour justifier divers problèmes. « On s’inquiète de ce vol de données, sans savoir qui cela concerne : enseignants, parents d’élèves ? », s’interroge Céline Marcy, présidente de la FCPE de Loire-Atlantique.
Les classes sont également surchargées, avec une moyenne de 26 à 27 élèves en maternelle en Sarthe, et jusqu’à 35 élèves en moyenne par classe dans les lycées de Loire-Atlantique. La FCPE plaide pour un maximum de 24 élèves par classe.
La FCPE Loire-Atlantique souligne également la nécessité de rénover les infrastructures scolaires, notamment pour faire face aux températures extrêmes. « Au lycée Mandella à Nantes, construit il y a dix ans, il fait 35 degrés dans les classes en été », indique Céline Marcy.
Enfin, la pénurie d’Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH) compromet l’école inclusive, et la santé mentale des élèves est une préoccupation croissante, notamment en raison de l’isolement ressenti par les élèves de première et terminale.
Des élections pour élire les représentants des parents d’élèves sont prévues en octobre, ce qui pourrait influencer les discussions sur ces enjeux cruciaux pour l’éducation.
Source : France 3 Régions

