Emeutes en Nouvelle-Calédonie : six militants kanaks demandent une enquête contre des ministres français
Le 9 septembre 2026, six militants indépendantistes kanaks, dont le leader Christian Tein, ont déposé une plainte devant la Cour de justice de la République (CJR) pour demander l’ouverture d’une enquête contre plusieurs ministres français, à savoir Gabriel Attal, Gérald Darmanin, Éric Dupond-Moretti et Sébastien Lecornu. Ils estiment que leur transfert et leur incarcération en métropole, suite aux émeutes de l’été 2024 en Nouvelle-Calédonie, ont été décidés « pour des motifs de nature exclusivement politique ».
Dans leur plainte, qui s’étend sur seize pages, les militants réclament des poursuites pour « actes arbitraires attentatoires à la liberté individuelle », « abus d’autorité aggravé » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation de ces infractions ». Ils affirment que leur transfert a été programmé avant toute décision judiciaire, lors d’une réunion interministérielle en mai 2024.
Les militants déclarent : « Le procès de messieurs Attal, Darmanin, Dupont-Moretti et Lecornu devant la Cour de justice de la République est une nécessité politique, juridique, morale, sociale et historique. » Leur avocat, maître Florian Médico, a exprimé sa confiance dans l’institution pour faire la lumière sur les événements.
En mai 2026, un non-lieu général avait été ordonné par les juges d’instruction parisiens en faveur de 14 militants kanaks, accusés d’être les instigateurs des émeutes qui avaient éclaté à partir de mai 2024. Ces violences, liées à une réforme du corps électoral, avaient causé la mort de 14 personnes, dont deux gendarmes, et des centaines de blessés.
Source : Franceinfo.

