(Québec) Éric Duhaime perd un premier candidat, un pasteur antiavortement qui faisait la promotion des thérapies de conversion pour les personnes homosexuelles.
Le chef conservateur Éric Duhaime a annoncé qu’Eric Lanthier, candidat dans Pontiac, retirait sa candidature à la suite de révélations sur des prises de position passées. Ce mercredi matin, Le Journal de Montréal retraçait les différentes prises de position controversées du pasteur Lanthier.
Sur le site de l’association antiavortement Campagne Québec-vie, il a publié en 2015 un billet intitulé : « Avortement : “C’est mon choix parce que c’est mon corps” est un argument irrationnel ». « Les extrémistes “Pro-choix” affirment que le choix ultime d’interrompre une grossesse leur revient, prétextant qu’il s’agit de leur corps », peut-on lire. Au sujet de l’homosexualité, M. Lanthier écrivait également en 2015 : « C’est l’acte sexuel entre deux hommes ou deux femmes qui me rend mal à l’aise ». Le candidat est aussi en faveur des thérapies de conversion, qui visent à changer l’orientation sexuelle et à réprimer des comportements homosexuels, selon la loi québécoise.
Initialement, le Parti conservateur a défendu le candidat. Dans une déclaration, M. Lanthier affirmait qu’il connaissait bien les positions du Parti conservateur du Québec et qu’il s’engageait à les respecter. Cependant, en conférence de presse, M. Duhaime a précisé que M. Lanthier ne souhaitait plus faire de politique. « On est un parti pro-choix, un parti mené par un gai », a répondu M. Duhaime.
Dans une vidéo présentée par l’organisme UNI-T VOIX pour les valeurs chrétiennes, M. Lanthier expliquait comment influencer les partis politiques. Il a affirmé que quatre personnes avaient réussi à faire changer le programme d’un parti politique pour défendre le droit des parents de choisir leur école selon leurs valeurs. M. Lanthier a également mentionné qu’un « chef de parti » lui avait donné des conseils pour exercer une pression efficace.
M. Lanthier a expliqué que lors des réunions de caucus, la question des appels téléphoniques reçus pouvait influencer les décisions des députés. « Simplement trois ou quatre députés qui disent que le téléphone a sonné, il se dit ho, il faut reformuler nos intentions ou changer de direction », a-t-il déclaré.
Source : Le Journal de Montréal

