Le sport perd-il les filles en route ?
Une fille sur deux abandonne le sport à la puberté. À l’âge de 6 ans, filles et garçons se livrent à des activités physiques sans réserve. Cependant, à 13 ans, un écart notable se dessine, et ce phénomène se renforce avec le temps. Ce constat soulève une question cruciale : quelles politiques publiques peuvent inverser cette tendance et encourager la pratique sportive féminine ?
Contexte factuel
Le sport est souvent perçu comme un outil d’émancipation, mais les chiffres témoignent d’une réalité préoccupante. Selon l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps), seulement 20 % des filles âgées de 11 à 14 ans respectent les recommandations d’activité physique quotidienne, contre 34 % des garçons. À l’âge de 15-17 ans, ce chiffre chute à 16 % pour les filles. Cette situation soulève des interrogations sur les raisons de cette désaffection.
Données ou statistiques
L’adolescence est une période charnière, marquée par des changements corporels significatifs et des pressions sociales. Les adolescentes rapportent souvent que leur corps devient un obstacle à la pratique du sport plutôt qu’un atout. Près de la moitié des adolescentes ayant arrêté le sport affirment avoir pris cette décision malgré elles. Les raisons évoquées incluent des difficultés d’accès, des horaires incompatibles, la fatigue scolaire, et un manque de confiance.
Conséquence directe
Ces éléments montrent que le décrochage sportif des filles ne résulte pas d’un manque de motivation, mais d’une accumulation de micro-obstacles. Pour maintenir les jeunes filles dans le sport, il est impératif d’adapter les structures existantes et de repenser les politiques publiques en matière de sport et d’éducation.
Source : Léa Borie, extrait du magazine WOMEN SPORTS N°41 juillet-août-septembre 2026, Onaps.

