Rassemblement à Arles pour la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles
Le 7 septembre, une trentaine d’Arlésiens, principalement des femmes, se sont réunis sur la place de la République pour soutenir l’adoption d’une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Martine Charrière, représentante d’Osez le féminisme, a ouvert la séance en affirmant : « Nous n’avons pas perdu la mémoire pendant l’été ! ». Ce rassemblement s’inscrit dans une série de manifestations organisées chaque lundi depuis le 8 juin, en hommage à la jeune Lyhanna.
Charrière a souligné l’absence de justice face à l’impunité des agresseurs : « Partout, on a troqué l’intégrité des enfants contre l’impunité des agresseurs. Le nombre de condamnations reste infiniment faible. » Les violences, selon elle, sont perpétrées par des hommes qui choisissent la violence, souvent protégés par le patriarcat.
D’après le Parti communiste français, qui soutient le mouvement, chaque année, 160 000 enfants et 100 000 femmes sont victimes de violences sexuelles en France.
Martine Charrière a également déclaré : « La peine de mort n’a jamais été abolie pour les femmes », en référence à des affaires médiatisées, notamment celle de Patrick Bruel, actuellement mis en examen pour plusieurs accusations.
Aux côtés de Charrière, Julie Bonato Dallet, présidente de Femmes solidaires Arles, a appelé les députés à prendre des mes concrètes lors de l’examen de la loi intégrale. Elle a listé plusieurs revendications, dont la création de tribunaux spécialisés, l’interdiction d’enquêter sur le passé sexuel des victimes, et une protection renforcée des enfants.
En conclusion, Dallet a averti : « On sera présentes chaque lundi jusqu’à ce que la loi soit adoptée. »
Source : La Provence

