Édouard Philippe tente d’imposer sa candidature pour la présidentielle de 2027
L’ancien Premier ministre Édouard Philippe cherche à établir son leadership au sein de la droite et du centre en intensifiant la pression sur ses rivaux, Gabriel Attal et Bruno Retailleau. À la rentrée, son équipe se concentre sur la stratégie de « siphonnage » des voix qui pourraient revenir au président des Républicains (LR). Un de ses soutiens a déclaré : « Si on récupère la moitié, on plie le match ».
Philippe a récemment accéléré sa campagne. Mardi, il a réuni à Paris, pour la première fois, un « comité politique » regroupant des membres de son mouvement Horizons ainsi que des soutiens de Renaissance et de la droite. L’objectif est de réduire les ambitions de ses concurrents, notamment Gabriel Attal et Bruno Retailleau.
Dans cette optique, le maire du Havre a annoncé son intention d’initier un dialogue avec les chefs de partis de droite et de centre, en proposant la formation d’un comité. Un premier rendez-vous est envisagé pour début novembre afin de discuter des points de convergence.
Un proche d’Édouard Philippe a indiqué que « la rentrée s’est effectuée à droite toute », mentionnant des visites à Mayotte pour proposer des mes strictes sur l’immigration, ainsi qu’à Alès pour promouvoir une « état d’urgence narcotrafic ». Un stratège de l’ancien Premier ministre a affirmé sans ambages : « On veut siphonner Retailleau », en visant les 7 à 8 % de soutien dont bénéficie ce dernier dans les sondages.
Cependant, ses concurrents réagissent avec scepticisme. Gabriel Attal a souligné que l’enjeu principal reste de présenter des propositions concrètes aux Français, déclarant : « Il faut qu’en 2026 on ait une vraie campagne ».
Bruno Retailleau, quant à lui, a décliné l’invitation à la réunion proposée par Philippe, la qualifiant de rencontre « entre macronistes ». David Lisnard, également candidat, a critiqué cette initiative en la comparant à un « arrangement entre notables ». François Bayrou, président du Modem, a également exprimé des réserves, affirmant qu’aucun candidat ne dispose d’une légitimité suffisante pour convoquer les autres familles politiques.
Antoine Diers, ancien membre de l’équipe de campagne d’Éric Zemmour, a analysé que la droite française a peu d’avenir sans une alliance, tout en questionnant la position d’Édouard Philippe dans les sondages, notant son absence de propositions concrètes.
Source : RMC.
