Canicule : la France autorise la vente de champagne à plus de 13 degrés Celsius

Canicule : des bouteilles de champagne à plus de 13 degrés pourront être commercialisées

Canicule : Des bouteilles de champagne à plus de 13 degrés autorisées à la commercialisation

La vendange 2026 en Champagne, marquée par une faible abondance et une précocité sans précédent, présente un potentiel de très grands vins, selon le Comité Champagne. Ce dernier a annoncé, le 9 septembre, l’obtention d’une dérogation permettant la commercialisation de bouteilles contenant plus de 13 % d’alcool, une première dans l’histoire de la région.

Cette vendange exceptionnelle, affectée par des épisodes de gel, de sécheresse et des vagues de chaleur, pourrait devenir la norme à cause du changement climatique. La dérogation vise à permettre à certains vignerons dont le raisin a déjà un degré d’alcool élevé de produire des vins atteignant jusqu’à 15 % d’alcool, même après chaptalisation, qui consiste à ajouter des sucres lors de la double fermentation du champagne.

Bien qu’il soit encore trop tôt pour qualifier définitivement les vins de cette récolte, les raisins de 2026 évoquent plusieurs grands millésimes historiques du XXe siècle, selon le Comité Champagne.

Un rendement agronomique particulièrement bas

Le rendement de cette vendange a été particulièrement bas, atteignant environ 7 000 kg par hectare, contre 9 900 kg par hectare en 2025. Cette baisse s’explique par des conditions climatiques difficiles, comprenant des épisodes de gel de printemps d’une intensité historique, une floraison très précoce et cinq vagues de chaleur durant l’été.

Les vendanges de 2026 ont débuté de manière précoce, avec les premières récoltes effectuées dès le 6 août et une généralisation de la récolte le 17 août, soit deux semaines plus tôt qu’en 2025, déjà une année précoce.

Maxime Toubart, coprésident du Comité Champagne, a souligné que cette situation pourrait devenir la norme dans une dizaine à quinze ans, incitant à réfléchir à l’avenir de la Champagne. Malgré la baisse du rendement, le vignoble devrait atteindre le quota commercialisable fixé à 8 800 kg par hectare, grâce à l’assemblage, qui permet de compenser les déficits de récolte avec des réserves interprofessionnelles.

Source : La Croix

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