Un quart des élèves seraient-ils concernés par l’illettrisme ?
Dans son essai Une langue à soi, Mathieu Roger-Lacan, professeur de lettres, met en lumière un problème préoccupant : une part significative de ses élèves se heurte à la précarité linguistique. Cette situation, selon lui, constitue un handicap qui compromet la liberté de pensée et appelle à une prise de conscience politique du sujet, essentiel pour la santé de notre démocratie.
Le constat sur l’illettrisme en France est alarmant. Selon des données récentes de l’INSEE, environ 7% de la population adulte est concernée par l’illettrisme, un chiffre qui souligne l’urgence d’une action collective. Les élèves, en particulier ceux issus de milieux défavorisés, sont souvent les plus touchés par cette problématique, ce qui peut avoir des répercussions sur leur parcours scolaire et professionnel.
Face à cette réalité, Roger-Lacan plaide pour une mobilisation des acteurs éducatifs et politiques. Il souligne que l’accès à une maîtrise suffisante de la langue est fondamental pour garantir l’égalité des chances et le bon fonctionnement de la démocratie.
Ainsi, la précarité linguistique ne concerne pas seulement l’individu, mais représente également un enjeu sociétal majeur qui doit être traité avec sérieux et détermination.
Source : Mathieu Roger-Lacan, Une langue à soi. INSEE.
