Gers : un chiropracteur accusé d’avoir photographié ses patientes à leur insu

Gers : un chiropracteur dans le viseur de la justice pourrait avoir photographié ses patientes à leur insu

Un chiropracteur du Gers sous enquête pour atteinte à la vie privée

Depuis août, la gendarmerie du Gers a intensifié ses auditions suite à la découverte, sur l’ordinateur d’un chiropracteur basé à Auch, de nombreux clichés intimes de ses patientes, potentiellement pris sans leur consentement. Plus de 150 femmes ont déjà été contactées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « atteinte à la vie privée par fixation d’images ». Bien que le praticien reste présumé innocent, cette affaire soulève des inquiétudes parmi les patientes, comme Lisa, qui a été surprise par un email des enquêteurs.

Contexte de l’enquête

La gendarmerie mène actuellement des dizaines d’auditions auprès de femmes du Gers, considérées comme des victimes potentielles. Le chiropracteur, en activité à Auch depuis plusieurs années, est suspecté d’avoir pris des photos de ses clientes dénudées. À ce stade,

Lisa, une jeune femme d’Auch, a reçu un email de la gendarmerie le 4 août, l’invitant à prendre contact avec les enquêteurs. « Ils me communiquaient un numéro de portable ou la possibilité de répondre par mail », a-t-elle déclaré.

Découverte de clichés non consentis

Les bureaux du chiropracteur ont été perquisitionnés, et son ordinateur a été saisi par la gendarmerie. De nombreux clichés de patientes auraient été retrouvés sur le disque dur. L’enquête a été déclenchée par la plainte d’une patiente, et le parquet du tribunal d’Auch a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire cet été pour « atteinte à la vie privée par fixation d’images ».

Impacts sur les patientes

Lisa ne sait pas si elle a été photographiée à son insu. Elle n’a consulté le chiropracteur qu’une seule fois après son accouchement. « On me l’avait conseillé. Le contact avec lui a été plutôt bon, je n’ai pas perçu le moindre problème. » Lors de sa visite, elle a été examinée en conservant seulement ses dessous, mais n’a pas eu d’impression de comportement inapproprié.

Les enquêteurs insistent sur le caractère officiel de leurs messages, précisant qu’il ne s’agit pas d’une arnaque. « Plusieurs personnes ont déjà été entendues dans le cadre de cette procédure. » Le 25 août, Lisa a reçu un nouveau mail des enquêteurs, qui cherchaient à recueillir d’autres témoignages. « Le mail précise qu’il y avait déjà 150 personnes qui avaient répondu », a-t-elle déclaré, soulignant l’ampleur de l’affaire.

Bien que Lisa ne souhaite pas s’impliquer dans la procédure, l’épisode l’a perturbée. « On ne m’en avait dit que du bien. Et on va voir un praticien en confiance. Ça relève de l’intime. »

Conclusion

Cette affaire met en lumière des enjeux cruciaux concernant la vie privée et la confiance entre praticiens et patientes. Les investigations se poursuivent, et les autorités continuent d’explorer le dossier pour déterminer la portée de ces actes.

Source : La Dépêche du Midi

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *