Fortes chaleurs affectent les vendanges, raisins cuits au soleil en France

Témoignage. 

« C’est la désolation, avec le coup de chaud, les raisins ont cuit au soleil »

Publié le 09/09/2026 à 06h10

Les vendanges ont débuté il y a quelques semaines dans l’Hérault. Toutefois, un nouvel épisode de forte chaleur a frappé le département lors de la première semaine de septembre 2026, entraînant des conséquences dramatiques pour les vignes. De nombreux raisins, prêts à être récoltés, ont été brûlés par le soleil, entraînant une perte de production significative.

Les viticulteurs se retrouvent une nouvelle fois confrontés à des conditions climatiques extrêmes. Selon les données du ministère de l’Agriculture, la production viticole nationale pour 2026 est estimée à 34 millions d’hectolitres, soit une baisse de 6 % par rapport à 2025. Cependant, en Languedoc-Roussillon, une légère augmentation de 5 % était anticipée avant cet épisode caniculaire.

Les températures ont dépassé les 38°C les 5 et 6 septembre, et les effets sur les raisins déjà matures sont alarmants. Jean-Pascal Pelagatti, président de la FDSEA de l’Hérault et viticulteur, déclare : « La récolte était plutôt prometteuse, mais avec le coup de chaud de samedi, les raisins ont cuit au soleil, tout est flétri. Quand c’est comme ça, il y a une perte de 20 à 30 % de production car il n’y a plus de jus dans le raisin. »

Ce phénomène est décrit par Pelagatti comme un « nouvel aléa ». Il souligne la tristesse de la situation : « C’est un peu la désolation, jeudi dernier ils étaient petits mais corrects, mais les 40°C de ce week-end ont cuit les raisins donc je suis un peu dégoûté. »

Les effets du réchauffement climatique se font sentir de manière croissante dans la région. Pelagatti mentionne avoir arraché 10 hectares de vigne au cours des trois dernières années, particulièrement là où il n’a pas pu installer d’irrigation. « L’arrachage est un crève-cœur, mais quand on perd de l’argent plusieurs années d’affilée, il faut tailler dans le vif », ajoute-t-il.

Laura de Breon, également viticultrice dans l’Hérault, confirme cette tendance. « Le démarrage des vendanges a été bon, on pensait faire une bonne année, cependant le soleil, ça crée un coup de soleil, le raisin a tout flétri. On a perdu les quantités, mais la qualité, elle y est », admet-elle.

Face à ces défis, les professionnels du secteur viticole explorent diverses solutions, allant de l’installation de systèmes d’irrigation à l’adoption de cépages moins sensibles à la sécheresse, dans le but de maintenir une production viable malgré un climat de plus en plus imprévisible.

Article écrit avec des éléments de Christophe Pétraud.

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